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PREVIEW – PARIS, TOUJOURS AUSSI FORT ?
25 septembre 2020
25 septembre 2020

Le PSG, avec un effectif énormément renouvelé, repart à la conquête d'un septième titre qui pourrait cette saison être moins facile à décrocher.

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Hier : Nantes


Depuis 2015, le PSG est sans partage. Six titres de champion de France consécutifs, deux coupes de France, trois coupes de la Ligue et quatre Trophées des champions. Avec son budget XXL, estimé à 20 millions d'euros cette saison, le club de la capitale empile les titres à la vitesse de la lumière et a remplacé depuis plusieurs années déjà Montpellier dans le rôle de la locomotive du handball hexagonal. La saison dernière, Paris a totalement roulé sur la concurrence avec comme bilan 17 victoires et un match nul lorsque le championnat a dû être arrêté juste avant le confinement. ''C'était la première fois qu'on dominait autant, se justifie presque Luka Karabatic, le capitaine. Les fois d'avant on avait toujours dû batailler fort et ça a toujours été indécis.'' Mais à la fin, même quand Montpellier a compté six points d'avance à l'issue de la phase aller en 2017, le PSG a toujours gagné.

Est-ce que, comme au foot, le PSG est destiné à régner encore longtemps sur la Lidl Starligue ? Aucun des 15 autres clubs engagés ne peuvent rivaliser en terme de talents. Mais des talents, Paris en a laissé partir quelques-uns cet été, à commencer par Sander Sagosen, le chef d'orchestre de son attaque. ''On préfère avoir Sander Sagosen dans son équipe que dans celle d'en face, réagit Luka Karabatic. C'est un grand joueur, très talentueux, qui était notre meneur de jeu. Il portait beaucoup l'équipe, était très bien intégré dans le projet de jeu. Evidemment c'est une perte importante.'' Celle du gardien Rodrigo Corrales, parti du côté de Veszprem, l'est tout autant. Sans oublier que Luc Abalo, après huit années de bons services, n'a pas été conservé. Gudjon Valur Sigurdsson, Kim Ekdahl du Rietz et Edouard Kempf ont également quitté les Rouge et Bleu. Avec six départs enregistrés pour cinq arrivées (Kristopans, Solé, Prandi, Grébille, Genty), Paris a chamboulé son effectif comme rarement. ''C'est difficile de parler de nouveau cycle, nuance néanmoins son pivot international. L'entraîneur est en place depuis deux saisons. Il y a une certaine méthode de travail qui reste, une culture du handball aussi. Ça reste le même cycle. La philosophie du coach est déjà là.''

''On s'attend à ce que ce soit plus difficile que la saison dernière'', Luka Karabatic

Les nouveaux, tous internationaux, devront donc s'imprégner du projet de jeu de Raul Gonzalez. Ils ont repris sous les ordres du tacticien espagnol une semaine avant les autres, à la fin du mois de juillet, pendant que leurs nouveaux coéquipiers terminaient leurs vacances après un mois de juin studieux passé à la salle. ''L'adaptation se fait bien et le groupe devrait être opérationnel assez vite'', pense le petit frère de Nikola Karabatic. Opérationnel mais déjà performant ? ''Ça prendra peut-être un peu de temps, on verra au fil de la saison, poursuit-il. Je n'ai pas de doute sur le fait qu'on va réussir à combler le manque laissé par les joueurs partis. On va repartir sur quelque chose de nouveau. Mais avec Raul, c'est la force du groupe qui prime et on encore de très bons joueurs à chaque poste.'' Nikola Karabatic, toujours aussi motivé à 36 ans, Mikkel Hansen, Nedim Remili, Kamil Syprzak, sans oublier Luka Karabatic, sont autant de gages de performance.

La saison parisienne a toutefois commencé de façon assez surprenante la semaine dernière, par une défaite à Coubertin, devant Flensburg en Ligue des champions. De quoi peut-être donner des idées aux futurs adversaires du PSG. ''Peu importe l'équipe que l'on a, on a toujours remis les compteurs à zéro à chaque début de saison, assure Luka Karabatic. On sait que la Lidl Starligue est relevée et on n'a jamais été dans un confort à ce niveau-là. Cette année peut-être encore plus, parce que l'équipe a beaucoup changé et autour on voit que nos rivaux se renforcent.'' Nantes et Montpellier sont toujours là, avec l'espoir de pouvoir chatouiller les sextuples champions de France. ''On a l'habitude de se remettre en question, prévient le pivot. On a conscience de la tâche qui s'annonce, et on s'attend à ce que ce soit plus difficile que la saison dernière.'' La route vers la septième couronne, plus sinueuse ou pas, débutera dimanche contre le PAUC d'un certain Thierry Anti.

Arrivées : Yann Genty (gardien, Chambéry), Matthieu Grébille (ailier gauche, Montpellier), Dainis Kristopans (arrière droit, Vardar Skopje), Elohim Prandi (arrière gauche, Nîmes), Ferran Solé (ailier droit, Toulouse)

Départs : Luc Abalo (ailier droit, Elverum), Rodrigo Corrales (gardien, Veszprem), Kim Ekdahl du Rietz (arrière gauche, retraite), Edouard Kempf (ailier droit, Toulouse), Sander Sagosen (demi-centre, Kiel), Gudjon Valur Sigurdsson (ailier gauche, retraite)

EFFECTIF
Gardiens : Vincent Gérard, Yann Genty
Arrières gauches : Mikkel Hansen (DAN), Elohim Prandi
Demi-centres : Nikola Karabatic, Sadou Ntanzi
Arrières droits : Dainis Kristopans (LET), Nedim Remili
Ailiers gauche: Matthieu Grébille, Adama Keita, Dylan Nahi
Pivots : Luka Karabatic, Viran Morros (ESP), Henrik Toft Hansen (DAN), Kamil Syprzak (POL)
Ailiers droits : Benoît Kounkoud, Ferran Solé (ESP)
Entraîneur : Raul Gonzalez (ESP)

Par Régis Aumont