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BONS BAISERS DE LISBONNE

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BONS BAISERS DE LISBONNE
23 décembre 2020
23 décembre 2020

Passé d’Ivry, son club formateur, au Benfica Lisbonne l’été dernier, Mahamadou Keita nous donne de ses nouvelles, après une demi-saison passée dans le club de la capitale portugaise.

"Je ne cache pas avoir eu quelques mauvaises notes… " Mais quelle était la teneur des interros surprises soumises à Mahamadou Keita ? "La tactique, sourit l’ailier gauche, passé durant l’été d’Ivry au Benfica Lisbonne, où il est dirigé par la légende espagnole Chema Rodriguez. C’est la première équipe qu’il dirige au quotidien, mais on a l’impression que ça fait dix ans qu’il fait ça. Son truc, c’est vraiment la tactique. Quand on fait de la vidéo avec lui, on a l’impression d’être en cours, on a notre petit cahier (sourire). Et parfois, on doit le poser, et c’est interro surprise. Bon, je me suis fait choper au début, mais maintenant j’apprends tout (rires). On révise même dans les vestiaires ensemble avant les entraînements.

Un travail intensif qui met le cerveau du Parisien à rude épreuve, mais qui porte ses fruits… "Une fois que tout se met en place, et qu’on le produit en match, on s’aperçoit à quel point Chema est un tacticien hors-pair, c’est vraiment top, souffle l’ailier gauche, tout heureux de son choix opéré l’hiver dernier. A l’époque, j’arrivais en fin de contrat avec Ivry, et j’avais demandé à mon agent de me trouver un projet ambitieux, car mon objectif depuis tout petit, c’est de jouer la coupe d’Europe. Il a vraiment bien bossé, puisque j’ai eu des touches avec Porto, et cette proposition du Benfica, qui m’a vite convaincu sur son projet." Restait encore à sauter le pas du voyage à l’étranger, après une vingtaine d’années vécues en région parisienne.

"Le Benfica est le club numéro 1 au Portugal "

"J’ai eu peur au début, mais mes craintes ont vite été levées. En plus, je suis arrivé dans un club où évoluait Kevynn Nyokas, qui m’a beaucoup aidé. Il y a aussi Arnaud Bingo, qui joue au Sporting et m’a envoyé direct un message sur WhatsApp pour proposer de me filer un coup de main, explique "Mams". Et puis au club, Chema, qui a joué à Saran, parle aussi français, comme Arnau Garcia, qui a joué à Toulouse, ou Bélone Moreira, qui a étudié le français, et parle presque mieux que moi ! (rires)." De quoi s’offrir quelques parenthèses de français au sein d’un groupe cosmopolite où l’anglais est le langage commun. "Je regrette d’avoir esquivé un peu les cours d’anglais à l’école, mais ça va, je progresse, rigole l’ancien Ivryen. Pour le portugais, c’est encore compliqué, j’ai juste quelques mots de base, plus le nom des plats pour me nourrir. (rires)"

Heureusement, pour sa vie de tous les jours, Mamahadou Keita peut compter sur la légendaire gentillesse des Lisboètes. "Je ne veux pas trop critiquer mon pays natal, mais il faut quand même le dire, on peut être parfois fermés au premier abord, avance-t-il dans un sourire. Ici, c’est incroyable comment les gens sont ouverts, sympas, accueillants. La première fois que je suis allé faire mes courses, la caissière s’est pliée en quatre pour mettre et trier mes courses dans mes sacs. C’était fou ! (rires) Il y a plein de petits détails comme ça qui font que tu te sens bien ici." Reste juste à éviter un écueil, celui d’une rencontre fortuite avec un supporter du Sporting, l’ennemi juré du Benfica. "Parfois je monte dans mon taxi, et ils me voient avec ma parka du Benfica, et ça part en petit clash dès le matin avant l’entraînement", rigole l’ailier gauche.

Une ferveur que le joueur découvre. "Je ne connaissais le club que de nom, et c’est en arrivant que j’ai découvert la popularité de ce club. C’est le club numéro 1 au Portugal. Il a une aura incroyable. D’ailleurs, sur notre groupe WhatsApp, les gars ont envoyé des images d’un Classico qu’ils avaient remporté dans le passé, j’étais choqué. Il y avait les Ultras du foot qui étaient venus chanter, des drapeaux partout. J’ai hâte de connaître ça, souffle pour conclure celui qui n’a pour le moment connu que le huis clos, et qui soigne une blessure aux ischio-jambiers. Je dois revenir début janvier, j’ai hâte car il nous reste plein de choses à faire. Pour les supporters, j’espère le connaître un jour, quand tout cet épisode Covid sera terminé. J’ai une année en option pour la saison prochaine donc j’espère vivre ça…" Sans même compter sur les nombreux 20/20 aux interros surprises à venir !

Benoît Conta