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BONS BAISERS DE GYÖR

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BONS BAISERS DE GYÖR
2 juin 2021
2 juin 2021

A la veille d’entamer la préparation olympique avec les Bleues, Laura Glauser revient sur sa première expérience à l’étranger, à Györ, en Hongrie.

"Györ m’a toujours fait rêver." Si Laura Glauser a choisi de quitter Metz pour la Hongrie, l’été dernier, le hasard n’y est pas pour grand-chose. "Ils m’avaient déjà approché par le passé, et cette fois j’ai jugé que c’était la bonne, explique la gardienne de but. Cela faisait quelques temps que j’étais à Metz, et j’ai pensé que c’était le bon moment pour sortir de ma zone de confort." Une nouvelle aventure pour trois ans qui semble logique pour l’internationale tricolore, vers l’un des clubs référence sur le plateau européen, du haut de ses cinq victoires en Ligue des champions, la dernière en 2019. 

Restait encore à peser le pour et le contre, puisque la Bisontine est, depuis 2018, l’heureuse maman d’une petite fille. "Il fallait forcément le prendre en compte, confirme-t-elle. Mais je pense que ça ne peut qu’être une belle aventure pour elle. J’estime que ça peut lui apporter une ouverture d’esprit. Là, elle apprend l’anglais, l’an prochain, ce sera le hongrois. Tout ça ne peut qu’être bénéfique." Après une saison écourtée par la pandémie de Covid-19, les valises sont donc bouclées dès le mois de juin, histoire d’accélérer un peu l’acclimatation.

Un ménage à trois sur le poste de gardienne

"Tout s’est plutôt bien passé, je suis tombée dans un groupe sympa, avec une bonne ambiance", note l’ancienne Messine, bien aidée par la présence sur place de trois compatriotes, Amandine Leynaud, Estelle Nze-Minko et Béatrice Edwige. C’est d’ailleurs avec cette dernière que Laura Glauser passe pas mal de temps et a pu expérimenter quelques danses (à retrouver sur leurs réseaux sociaux !). De quoi aider à mieux gérer une saison durant laquelle le handball aura pris une forte place dans le quotidien de la portière. "Avec le Covid, c’est surtout gymnase et maison, je croise très peu de monde", confirme-t-elle. Une situation pas forcément facile à gérer, mais à laquelle la Bisontine s’était préparée.

"On a tout de suite su que je ne pourrais pas rentrer en France, et que ma famille ne pourrait pas venir. Mais je l’avais pris en compte en amont, et j’étais préparée, glisse celle qui ne ressent pas tellement de dépaysement. A part sur la nourriture ! Le pain me manque. (sourire) Sinon, leur mode de vie est très proche du nôtre." Et le handball alors ? Sur ce point, la prolongation de contrat d’une année de Leynaud, qui devait au départ coacher les gardiennes, a instauré un ménage à trois avec la Norvégienne Silje Solberg. Une situation pas forcément évidente, qui limite le temps de jeu offert à la Bisontine. 

"Ce n’est pas facile tout le temps, concède la portière. Tout n’est pas toujours rose, il y a des moments difficiles, mais tout ça, c’est de l’expérience en plus. Ça renforce." De quoi également donner un sentiment de revanche, après une saison également plus compliquée que prévue sur le plan collectif, avec les pertes du titre national et de la Ligue des champions le week-end dernier (les Hongroises ont terminé troisièmes, ndlr). Heureusement, la Laura Glauser peut se projeter rapidement sur la préparation olympique, avec Tokyo en ligne de mire. "Les Bleues, c’est pour moi une belle bouffée d’oxygène. J’ai tous mes repères, que ce soit au niveau du groupe, ou avec le staff. Je retrouve vite mes automatismes, c’est toujours un plaisir de retrouver ce groupe", conclut-elle. Reste désormais à aller chercher la plus belle des médailles…

Benoît Conta