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BORGES : "JE VAIS RETROUVER MON NIVEAU"

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BORGES : "JE VAIS RETROUVER MON NIVEAU"
27 novembre 2020
27 novembre 2020

Arrivé en octobre à Créteil, qui affronte le PSG dimanche en Lidl Starligue, l'ailier brésilien essaie de rattraper le temps perdu pour aider au maximum sa nouvelle équipe. 

Vous avez rejoint Créteil alors que la saison avait déjà commencé. Vous n'aviez pas eu de touches durant l'intersaison ?

J'aurais normalement dû rester à Tremblay. J'arrivais à la fin de mon contrat au mois de juin mais il y avait eu un accord oral avec les dirigeants pour poursuivre l'aventure. Puis la situation s'est dégradée avec le virus et on m'a finalement dit que je ne serai pas conservé. Cela n'a pas été facile à accepter. Et la situation était compliquée cet été pour trouver un nouveau club. J'ai eu quelques touches au Brésil, en Espagne, puis finalement avec Créteil. C'était une belle opportunité pour moi. J'ai découvert une équipe qui travaille bien, avec des joueurs qui donnent tout à chaque match. 

Comment avez-vous géré cette longue période sans entraînement ?
Je m'entraînais chez moi, tout seul. Je voulais reprendre avec Tremblay au mois de juin après le premier confinement pour m'entretenir avec les autres joueurs de l'équipe mais ils m'ont dit qu'ils préféraient se tourner déjà vers la saison prochaine. J'ai habité chez Pedro (Portela) quelque temps en attendant de trouver un nouveau point de chute. Aujourd'hui je m'entraîne plus que les autres pour rattraper mon retard. Avec la patience et le travail ça va revenir, je vais retrouver mon niveau.

Est-ce que votre rôle à Créteil est différent de celui que vous occupiez à Tremblay ?
Je ne pense pas avoir un rôle spécial dans l'équipe. Je ne parle pas beaucoup quand je suis sur le terrain parce que j'essaie d'être concentré au maximum sur ce que je fais. Je me dis que si je fais les choses bien c'est ma façon d'aider l'équipe. J'essaie d'être le plus professionnel possible pour montrer l'exemple, notamment pour les plus jeunes. Quand j'étais plus jeune je jouais surtout pour m'amuser, maintenant je sais à quel point les résultats sont importants pour le club. Donc je veux tout faire pour aider Créteil à atteindre ses objectifs.

"Je me sens encore capable de jouer quelques années"

C'est votre dixième saison consécutive en Europe. Le Brésil ne vous manque pas trop ?
C'était vrai avant. Quand je suis arrivé en Europe, la famille, les amis me manquaient. Mais j'ai réalisé que mon travail était ici et que c'était le plus important, que je devais avoir la tête 100% au travail. Je perds sans doute des choses, j'ai encore mes parents et ma soeur là-bas, mais j'en gagne aussi à être ici. 

Vous retournez souvent au pays ?
De temps en temps quand on part en stage avec la sélection. Mais sinon c'est rare. En plus quand on est en vacances ici, au mois de juin, c'est l'hiver là-bas alors je préfère rester ici au chaud (rires). Et puis ma fille habite en Espagne donc quand je le peux je vais lui rendre visite. Et ça coûte moins cher que d'aller au Brésil (rires).

Avez-vous déjà songé à ce que vous ferez après votre carrière ?
Parfois j'y pense, mais je ne sais pas encore exactement. Le métier d'entraîneur me plairait bien, mais ce n'est pas facile. Et ce n'est pas parce que l'on a été un bon joueur qu'on devient ensuite un bon entraîneur. Ce serait un beau challenge. La partie sur le travail physique pourrait aussi m'intéresser. Mais aujourd'hui je n'y pense pas encore de trop parce que je me sens encore capable de jouer quelques années.  Je suis en forme, je travaille dur pour ça. Je fais également attention à mon alimentation, à bien reposer mon corps. Plus jeune parfois je voyais des joueurs de 35 ans qui semblaient cramés physiquement et je me disais que ça devait être dur de tenir jusque-là (rires).

Dimanche Créteil accueille Paris, un match toujours particulier ?
Affronter le PSG c'est toujours compliqué mais ça donne très envie. C'est comme quand je jouais à Leon et qu'on rencontrait Barcelone. Dans ces matchs-là tout le monde doit se donner à plus de 100%. Sur certaines rencontres on a vu qu'ils ont connu quelques petites difficultés, alors si on pouvait les battre d'un petit but tout le monde serait content (rires). 

Propos recueillis par Régis Aumont