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NANTES, DÉFI CAPITAL

News

Par regisaumont
Mis à jour le mar 10/09/2019 - 17:30

NANTES, DÉFI CAPITAL

Le déplacement à Paris, mercredi, arrive sans doute un peu tôt pour le ''H'', chamboulé cet été et en quête d'une nouvelle identité.

Le grand ménage. Après s'être hissé ces dernières années au plus haut niveau du handball français et européen puis être parvenu à s'y maintenir, Nantes a fait sa révolution cet été. Huit départs, sept arrivées et un nouveau staff, le club a ouvert un nouveau chapitre avec la volonté de prolonger la dynamique enclenchée voilà dix ans. Une volonté évidemment partagée par le président, Gaël Pelletier, qui témoignait au moment d'introduire le nouvel entraîneur, Alberto Entrerrios, et son adjoint, Grégory Cojean, début juillet. ''C'est un tandem qui présente aujourd’hui toutes les garanties pour poursuivre notre progression, avec la volonté du club de continuer de grandir sportivement et structurellement.'' Si les deux entraîneurs connaissent bien la maison, le premier pour avoir été l'adjoint de Thierry Anti depuis 2016, le second pour en connaître tous les rouages, c'est bien un nouveau défi qui leur a été proposé.

La saison dernière, achevée sans titre, a marqué un petit coup de frein dans l'ascension fulugurante du ''H''. Pour ne pas stagner et rentrer dans le rang, la direction a fait le choix de rapartir sur un nouveau cycle. Des cadres ont quitté les bords de l'Erdre, à l'image de Nicolas Claire et Romain Lagarde, libéré un an avant la fin de leur contrat. Sept nouveaux joueurs sont arrivés, le dernier en date pas plus tard que lundi, l'Espagnol Antonio Robledo, lequel a fait grimper la moyenne d'âge des recrues à 25 ans alors qu'elle n'était que de 23.5 avant sa signature. Nantes s'est offert un lifting en misant sur des jeunes de talent venus pour franchir un nouveau cap (Minne, Nielsen, Ovnicek, Cavalcanti, Augustinussen).

A part Nielsen, les nouveaux étaient discrets contre Dunkerque

Comme tout changement, il nécessite une période d'adaptation. Le jeu nantais est en évolution et il n'est pas anormal que l'équipe cherche encore la bonne carburation. La claque reçue en fin de préparation contre Szeged (25-40) lors de l'Eurotournoi a servi de révélateur mais n'a pas alarmé plus que de mesure un groupe qui a d'ailleurs bien lancé sa saison la semaine dernière devant Dunkerque (29-24). Là-aussi tout ne fut pas parfait, malgré l'engouement encore une fois remarquable de la H Arena, mais l'essentiel était de gagner pour partir sur de bonnes bases.

Dans ce contexte, le déplacement à Paris mercredi soir arrive très (trop ?) tôt. Face à une équipe qui a déjà démontré qu'elle était bien en jambes, notamment lors du Trophée des champions, les Nantais vont devoir sensiblement hausser leur niveau de jeu. Habitués à titiller les Parisiens ces dernières saisons, ils savent qu'ils pourront s'appuyer sur les ''anciens'' (Feliho, Nyokas, Rivera, Balaguer, Tournat) rôdés à l'exercice jamais simple d'évoluer à Coubertin. Mais les recrues devront se montrer plus entreprenantes que lors de la première journée. Car si Emil Nielsen a régalé dans sa cage (15 arrêts), les cinq nouveaux joueurs de champ ont cumulé seulement quatre buts. Pour repartir vers les sommets, après une quatrième place de Lidl Starligue au goût amer la saison dernière, Nantes aura besoin de plus.

Par Régis Aumont

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