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La grande majorité des championnes du monde de 2003 se sont réunies le temps d'un week-end autour du lac d'Annecy. (O. Allamand)

MYARO : "MON KIF SERAIT QUE LES SALLES SOIENT PLEINES"

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Par regisaumont
Mis à jour le mar 11/09/2018 - 10:26

MYARO : "MON KIF SERAIT QUE LES SALLES SOIENT PLEINES"

Au sortir d'un week-end "Handballissime" avec les championnes du monde de 2003, Nodjialem Myaro pose son regard sur l'équipe de France à deux mois et demi du début de l'Euro 2018. La présidente de la LFH dresse également un petit état des lieux du handball féminin en France.

Vous étiez à Annecy le week-end dernier pour participer au Défi Handballissime avec vos coéquipières championnes du monde en 2003. Racontez-nous un petit peu cela.
C'était génial. Se retrouver entre anciennes, des filles avec qui on a partagé tant de belles choses, c'était un pur régal. On a vécu des moments forts avec ce groupe. Avoir un titre en commun, ça laisse des traces. Aujourd'hui l'histoire continue. On a fait ça pour encourager l'équipe de France, pour promouvoir cet Euro que l'on va accueillir pour la première fois. Il y a un côté transgénérationnel. Le week-end a été sportif. Et on a relevé le défi du vol en parapente. Je n'en avais jamais fait, c'était une découverte. On a pu survoler des paysages magnifiques.

15 ans après, quels souvenirs gardez-vous de ce titre mondial ?
Un souvenir magique. C'est une médaille d'or qu'on est allées chercher toutes ensemble. Chaque joueuse avait un rôle au sein du groupe. Chacune apportait quelque chose, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Des fois on en rigole quand on en reparle, on a partagé des moments inoubliables.

Vous êtes présidente de la Ligue Féminine de Handball depuis bientôt 10 ans. Comment se porte le le handball féminin en France ?
Le hand féminin évolue. On a connu quelques périodes difficiles, avec notamment la perte de certains clubs professionnels. Aujourd'hui il y a une progression en matière de licenciées, les salles sont mieux remplies, l'économie des clubs est plus saine. La deuxième étape est de continuer la structuration. La santé de certains clubs s'est stabilisée mais ça reste fragile. On doit trouver le meilleur modèle économique. Certains de nos clubs dépendent du mécénat, d'autres ont plusieurs petits partenaires, certains vivent grâce aux subventions... Même si ça évolue bien, il y a toujours du travail pour arriver à mieux.

"Les Françaises seront les favorites"

Fin novembre débutera le premier championnat d'Europe organisé en France. Qu'en attendez-vous ?
Mon kif serait que les salles soient pleines. Que ce championnat d'Europe attise la curiosité des gens. Que des familles viennent assister à des matchs, que les enfants s'amusent. Que cela amène les gens à venir voir plus de handball. Ce serait une belle réussite. Forcément, cette réussite sera liée aux performances de l'équipe de France. Plus les filles iront loin, plus il y aura d'émulation.

Championne du monde en titre, l'équipe de France fera presque figure de grande favorite à domicile. N'est-ce pas une lourde responsabilité pour ce groupe encore assez jeune ?
Les Françaises seront les favorites. Elles sont championnes du monde en titre et accueillent l'Euro, il sera impossible pour elles de se cacher. A elles de gérer cela. On sait qu'un Euro c'est plus dense qu'un Mondial et qu'il n'y a pas de match facile. Elles devront assumer ce statut et cette pression. Il y a quand même de l'expérience dans ce groupe, avec des filles comme Siraba (Dembélé), Alexandra (Lacrabère), Camille (Ayglon)... C'est un bon mélange avec la jeunesse. Elles ont vécu des moments difficiles avant les JO 2016 qui les ont soudées. Elles sont capables de réussir ce qui serait un fabuleux doublé.

On vous retrouvera également aux commentaires sur certains matchs des Bleues. Comment vous sentez-vous dans ce rôle de consultante ?
C'est sympa. C'est une expérience agréable quand on est une ancienne joueuse. On peut expliquer notre sport aux téléspectateurs. On est un peu l'oeil de l'expert. Pour cela on a l'avantage de connaître les joueuses, de comprendre ce qui se passe sur le terrain et de pouvoir l'expliquer. Pour l'Euro, quelques matchs seront retransmis par le groupe TF1. C'est un public beaucoup plus large que sur beIN Sports par exemple, beaucoup moins spécialisé dans le handball. Il faut réussir à vulgariser ce qui se passe sur le terrain, à parfois expliquer les règles. Il y a un côté pédagogique que j'apprécie également.

Propos recueillis par Régis Aumont

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