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CALBRY : "ON LEUR A PRÉPARÉ UN PLANNING"
19 mars 2020
19 mars 2020

Le directeur sportif de l'USDK, également entraîneur-adjoint aux côtés de Patrick Cazal, revient sur les consignes laissées aux joueurs pendant la période de confinement.

Quand avez-vous vu vos joueurs pour la dernière fois ?
On les avait vus vendredi dernier pour leur signifier qu'il n'y aurait plus d'entraînements collectifs. On se laissait encore le week-end pour savoir s'ils pourraient s'entraîner par petits groupes. Lundi, on les a vus une dernière fois pour leur dire qu'ils seraient mis au chômage partiel parce que le club allait fermer temporairement suite à l'allocution présidentielle programmée dans la soirée et du confinement à venir.

Etes-vous en contacts réguliers avec eux ?
On a quelques contacts avec eux. Les trois-quarts de l'effectif professionnels sont restés sur Dunkerque. On a donné quelques autorisations pour certains de bouger, notamment pour Reinier Taboada que l'on a naturellement laissé rentrer aux Pays-Bas pour être aux côtés de sa compagne qui attend un heureux événement programmé le mois prochain. Pour les autres joueurs étrangers de l'effectif on n'a pas trop souhaité qu'ils rentrent dans leurs pays pour le moment. On sait qu'ils peuvent encore partir mais on ne sait pas quand ils pourront revenir...

"L'idée est qu'ils puissent garder une condition physique acceptable pendant le confinement"

Ont-ils reçu des consignes pendant le confinement ?
On leur a préparé un planning individuel afin qu'ils s'entretiennent le mieux possible dans des conditions forcément particulières. L'idée est qu'ils puissent garder une condition physique acceptable pendant le confinement. On leur demande de faire une séance d'environ vingt minutes par jour cinq fois par semaine. Des exercices avec des poids pour entretenir leur masse musculaire. Du cardio pour ceux qui le peuvent, avec un vélo d'appartement par exemple. Il faut que leurs corps continuent de "fonctionner" pendant au moins quinze jours.

Ne craignez-vous pas de retrouver des joueurs dans des états de forme disparates lors de leur retour à l'entraînement ?
Les joueurs sont très professionnels. Chaque été on leur donne un programme à suivre pendant quinze jours de manière à ce qu'ils soient prêts à jouer au handball dès le début de la préparation. On n'effectue pas à Dunkerque, comme d'autres clubs le font, de pré-stage pour la remise en forme. Les joueurs sont donc habitués à cela. Je n'ai connu que deux cas en neuf ans de joueurs qui rentraient de vacances et n'étaient pas capables d'assurer deux entraînements par jour au début de la préparation. Je n'ai pas peur de cela. D'autant plus qu'on effectue un gros travail de prévention auprès des joueurs.

Et si le confinement devait durer ?
C'est la question : le temps. Ce type de programme d'entretien est valable si cela dure deux semaines, vingt jours maximum. Il n'y aura pas trop de déperdition. Pour quinze jours d'arrêt on peut estimer qu'il faille quinze jours supplémentaires pour envisager la reprise des matchs. Mais au-delà ce sera compliqué. Il faudrait alors repartir sur une vraie préparation physique. Avec les risques de blessure que cela pourrait avoir pour les joueurs. Pour finir le championnat, s'il faut passer à deux matchs par semaine, les joueurs doivent être physiquement au point. Le handball est de plus en plus exigeant, avec de plus en plus de contacts, et les joueurs sont de véritables machines qui doivent être préparées. Sans parler de ceux qui pourraient avoir à rejouer en coupe d'Europe ou pour les internationaux si les Jeux olympiques devaient avoir lieu.

Propos recueillis par Régis Aumont