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CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE MONDIAL

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CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE MONDIAL
11 janvier 2021
11 janvier 2021

Des salles (finalement) vides, un tournoi à 32 équipes, des néophytes, voilà ce que vous devez savoir avant le coup d'envoi du championnat du monde en Egypte qui sera donné mercredi.

Un plateau élargi
Elles étaient quatre équipes lors du premier championnat du monde en 1938, elles seront trente-deux en Egypte à l'occasion de la 27ème édition dont le coup d'envoi sera donné ce mercredi en Egypte. Jamais un Mondial de handball n'aura réuni autant d'équipes. C'est huit de plus que lors du précédent organisé en Allemagne il y a deux ans. Un élargissement souhaité par la Fédération internationale pour tenter de développer son sport en dehors de l'Europe. Il ne faut pas oublier qu'à terme la handball pourrait être menacé de ne plus figurer au programme olympique s'il ne s'exporte pas davantage. La présence des Etats-Unis en Egypte est en cela une excellente nouvelle d'autant plus que leurs rencontres, notamment celle face à la France le 20 janvier, seront toutes retransmises sur la chaîne ESPN ainsi que d'autres affiches de façon quotidienne. Qui dit plus d'équipes dit aussi nouveau format de compétition. Le tour préliminaire va s'articuler autour de huit groupes de quatre parmi lesquels pas moins de trois nations se qualifieront pour la suite. L'écrémage sera plus important à l'issue du tour principal d'où sortiront seulement deux pays dans chacun des quatre groupes de six. S'en suivront quarts, demies et finale.

L'Egypte, pas une première
Ce n'est pas la première fois que le gratin du handball international se réunira au pays des Pharaons. En 1999, l'Egypte avait organisé le premier championnat du monde sur le continent africain avant que la Tunisie ne le fasse à son tour six ans plus tard. A l'époque, le tournoi réunissait 24 pays et s'était déroulé au mois de juin. Les Egyptiens avaient atteint les quarts de finale où ils avaient buté sur le futur finaliste, la Russie (20-26), et s'étaient finalement classés à la septième place. Président de la Fédération internationale depuis vingt ans – il avait été élu en novembre 2000 -, le docteur Hassan Moustafa, né au Caire, a oeuvré en coulisses pour que l'Egypte soit de nouveau le pays hôte d'un Mondial. Une sorte de consécration pour ce président omnipotent dont le nom a d'ailleurs été donné à la salle du 6-octobre, rebaptisée pour l'occasion, celle où l'équipe de France disputera ses trois rencontres du tour préliminaire.

Quatre salles, une ambiance
Un temps menacé par la crise sanitaire, le championnat du monde 2021 aura bien lieu. Mais comme pour l'Euro féminin disputé au Danemark le mois dernier, il sera soumis à un règlement sanitaire stricte auxquelles les équipes devront se soustraire durant toute la durée de la compétition. Le tournoi se disputera lui aussi à huis clos mais le flou a longtemps persisté à ce sujet. Ainsi, jusqu'à dimanche soir, l'organisation avait fixé une jauge à hauteur de 20% de la capacité d'accueil des quatre retenues pour ce Mondial salles. Des billets avaient été vendus pour les sites du Caire, d'Alexandrie, de Gizeh et de Wedian. Mais à trois jours du match d'ouverture, Egypte-Chili mercredi, l'organisateur a fait marche arrière et communiqué sur le fait qu'aucun supporter ne serait autorisé à assister aux matchs. La grogne était notamment montée du côté des joueurs dernièrement, certains ne trouvaient pas compatible l'accueil du public et les strictes mesures qui leur sont imposées. Au-delà des spectateurs, l'organisateur a également indiqué que les journalistes n'auraient pas accès aux salles. Une première dans l'histoire de la compétition, annoncée un poil tardivement.

Deux petits nouveaux
Sur les trente-deux équipes engagées, deux d'entre elles, la République Démocratique du Congo et le Cap-Vert vont participer à leur premier championnat du monde. Deux néophytes issus du championnat d'Afrique des Nations de 2020, respectivement achevé aux septième et cinquième places. Les Congolais évoluent presque tous en France, peu sont professionnels, et un seul foule le terrains de Lidl Starligue, leur capitaine Aurélien Tchitombi (Chartres). Au Caire, où ils disputeront leur trois rencontres du tour préliminaire, les hommes de Francis Tuzolana vont avoir l'honneur d'affronter le tenant du titre, le Danemark, ainsi que l'Argentine de Diego Simonet. C'est assurément lors de leur dernier match, prévue face au Bahreïn le 19 janvier, qu'ils tenteront de s'immiscer au tour principal. Les Cap-Verdiens vont eux aussi pouvoir s'étalonner face à une référence du handball mondiale, à savoir l'Allemagne, trois étoiles sur le maillot (1938, 1978, 2007), après avoir commencé face à la Hongrie. Deux rencontres qui pourraient les préparer au mieux avant de croiser l'Uruguay, au pied des pyramides de Gizeh, pour sans doute l'obtention du troisième ticket qualificatif. Même s'ils risquent de payer parfois cher leur apprentissage du plus haut niveau dans des prochains jours, les deux équipes africaines vont acquérir de l'expérience qui sera utile à leur développement futur.

Par Régis Aumont