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L'ENVOL DE REMILI

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Par regisaumont
Mis à jour le lun 01/07/2019 - 16:30

L'ENVOL DE REMILI

A 23 ans, et pour sa troisième saison à Paris, l'arrière droit est devenu incontournable en club comme en équipe de France.

Il n'a pas été désigné meilleur arrière droit de Lidl Starligue et de fait ne pouvait pas prétendre au titre de MVP de la saison décerné à Melvyn Richardson. Et pourtant, Nedim Remili, au sortir d'un exercice 2018-2019 remarquable, était un candidat plus que crédible. Arrivé sur la pointe des pieds à Paris en 2016 en provenance de son club formateur de Créteil, le gaucher s'est vite fait une place au milieu des stars du PSG. Et pour sa troisième saison en Rouge et Bleu, encore une fois achevé sur le toit du championnat de France, Nedim Remili a franchi un nouveau cap. L'arrière, qui s'était d'abord fait remarquer par sa qualité de shoot, est devenu un joueur complet. Finie l'étiquette de tireur exclusif, le champion du monde participe plus au jeu qu'il sent mieux que par le passé.

Le jeune arrière, qui soufflera ses 24 bougies ce mois-ci, a pris une autre dimension, que ce soit à Paris ou en équipe de France. En club, il a véritablement endossé le costume de patron avec Mikkel Hansen au cours d'une saison qui a vu Nikola Karabatic amoindri par des soucis physiques. Régulièrement le meilleur Parisien sur le terrain, le Cristolien a établi son record de buts en Lidl Starligue (126), se classant au neuvième rang des meilleurs réalisateurs. Il est d'ailleurs le joueur qui a le plus fait trembler les filets dans le jeu (122 buts). Nedim Remili a aussi brillé en Ligue des champions. Et si le PSG a perdu ses illusions en quarts de finale, le n°5 n'a pas grand-chose à se reprocher, lui qui a marqué 19 buts face à Kielce, dont 13 sur le seul match retour qu'il a terminé en héros malheureux.

N°1 en équipe de France ?

Ses performances lui ont valu de beaucoup jouer. Luka Stepancic, son concurrent sur le poste, en a fait les frais au point d'être parfois totalement éclipsé de la rotation. Le Croate, qui va rejoindre la Hongrie et Szeged cet été, n'a fait que ramasser les miettes laissées par le Français. Et en attendant l'arrivée dans la capitale du géant Letton Dainis Kristopans dans un an, Nedim Remili devrait encore avoir un énorme temps de jeu la saison prochaine. En équipe de France, la donne était un peu différente, notamment lors du Mondial où la concurrence parmi les gauchers était exacerbée. S'il a un temps reculé dans la hiérarchie, au détriment de Dika Mem et Melvyn Richardson, le Parisien a été le moteur des Bleus lors des trois dernières rencontres qualificatives pour l'Euro 2020, face au Portugal, la Lituanie et la Roumanie. Au point d'avoir sans doute pris un petit peu d'avance sur ses rivaux dans la hiérarchie de Didier Dinart.

A l'aube d'une saison qui doit l'amener à disputer son troisième Euro et, on l'espère, ses premiers Jeux olympiques – les Bleus doivent encore se qualifier pour Tokyo -, Nedim Remili s'est installé comme l'un des tout meilleurs joueurs du monde. Un jeune talent que les dirigeants parisiens avaient tenu à prolonger jusqu'en 2022 en septembre dernier. Pour ne pas laisser filer une autre pépite, après le départ d'Uwe Gensheimer (Rhein-Neckar Löwen) cet été et celui, déjà acté l'année prochaine, de Sandor Sagosen (Kiel).

Par Régis Aumont

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