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MINNE : "JE ME RÉGALE"

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MINNE : "JE ME RÉGALE"
7 octobre 2019
7 octobre 2019

Arrivé à Nantes l'été dernier, le jeune demi-centre s'épanouit dans son nouveau club, deuxième de Lidl Starligue avant de se rendre à Créteil cette semaine.

Comment va la vie à Nantes que vous avez rejoint l'été dernier ?
Je me sens très bien ici. Je suis bien installé. Ma copine est avec moi un mois sur deux. On a fait une bonne préparation estivale avec l'équipe et les résultats sont là en ce début de saison. Tout va bien.

Est-ce que l'attente de savoir si votre arrivée allait avoir lieu cette année ou la prochaine n'a pas été trop longue ?
J'étais convaincu au fond de moi que ça allait se faire cet été. Je l'espérais aussi. Je m'étais déjà projeté dans ce scénario. Je ne me suis pas trompé même si cela s'est fait sur le tard. Je ne cache pas que ça a été un petit peu le rush quand il a fallu déménager mes affaires d'Aix à Nantes en une semaine. Mais je m'y attendais.

Nantes sort de deux solides performances avec 78 buts marqués. Est-ce que l'équipe tourne désormais à plein régime ?
On gère très bien nos matchs et les résultats suivent. On a fait de grosses entames et les gardiens (Nielsen et Dumoulin, ndlr) ont été excellents. Mais, et sans leur faire offense, on a affronté beaucoup d'équipes de deuxième moitié de tableau jusque-là. En novembre et décembre on va rencontrer Nîmes, Montpellier, Chambéry et Aix. Ces deux mois-là seront plus difficiles.

"On a beaucoup de liberté dans le jeu"

Justement, après Chartres et Tremblay, vous allez à Créteil cette semaine. Quel est le risque principal de ces matchs-là ?
Le relâchement. Comme a pu le faire Nîmes contre Créteil, justement après sa victoire dans le derby. Il faut être attentif et sérieux parce qu'on voit bien que dans ce championnat tout le monde peut battre tout le monde. Beaucoup de résultats font que l'on doit tout le temps rester en alerte.

Avez-vous trouvé des affinités particulières dans le jeu ?
On a disputé énormément de matchs de préparation, dix, et cela a permis à toute l'équipe de trouver des automatismes. A Nantes on a beaucoup de liberté dans le jeu, et en même temps Alberto (Entrerrios) nous drive pour tenter des coups, comme sur le kung-fu que j'ai fait avec Kiril (Lazarov) en sortie de temps-mort contre Tremblay. Nos dernières performances nous ont également permis de jouer plus relâchés, donc de tenter plus facilement des choses.

"J'attends toujours à chaque sélection"

Votre rôle dans l'équipe nécessite un certain leadership. Est-ce facile de s'imposer à 22 ans au milieu de joueurs comme Lazarov, Rivera ou Gurbindo ?
Je pense que cela a été plus facile du fait que l'équipe a beaucoup changé durant l'été. Un nouvel entraîneur, sept nouveaux joueurs dont deux demi-centres... Ce n'est pas comme si j'étais arrivé à Nantes il y a deux ans dans un groupe très rôdé. Là j'ai pu trouver facilement ma place et prendre mes marques. Bien sûr? j'ai ressenti un peu de stress au début parce que j'avais envie de bien faire. Mais je ne force pas les choses. J'avais un rôle de buteur à Aix, ce qui est beaucoup moins le cas ici, donc je ne dois pas trop en faire. Je suis en train de trouver mon rythme, d'avoir de l'influence sur le jeu. Je me régale. J'apprends aussi beaucoup au contact des grands joueurs que je côtoie.

Avez-vous été déçu de ne pas voir votre nom dans la liste pour la Golden League dévoilée la semaine dernière ?
Oui. J'étais au restaurant avec Nico (Tournat) et on était sur notre téléphone à guetter les notifications. Il y a eu de la déception mais on n'avait pas la tête au fond du seau non plus. J'attends toujours à chaque sélection, même si là le groupe ne devrait plus beaucoup changer entre l'Euro et les JO (pour lesquels la France n'est pas encore qualifiée, ndlr). Je suis quand même sur la liste des remplaçants. En ce moment je suis très concentré sur nos performances avec Nantes, et je me dis que si je suis bon ça viendra en temps voulu. J'ai pris un petit peu de recul par rapport à ça. Je suis encore jeune, j'entendais tout ce qui se disait autour de moi. Ce qui est sûr, c'est que si je suis appelé un jour je serais super heureux et fier de jouer en équipe de France.

Propos recueillis par Régis Aumont