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GÉRARD : "C’ÉTAIT DIGNE D'UNE FINALE"

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GÉRARD : "C’ÉTAIT DIGNE D'UNE FINALE"
2 décembre 2019
2 décembre 2019

Le gardien du PSG, entré en jeu en seconde période contre Barcelone (32-35), voulait surtout retenir le positif après la première défaite à domicile du club de la capitale depuis plus de cinq ans en Ligue des champions.

Quelle analyse faites-vous de cette défaite ?
C'était un bon match de handball. D'une grosse intensité, j'ai rarement vu ça, et on a peut-être tiré la langue dans les dix dernières minutes. Ce qui est un peu chiant c'est qu'à 31-31 je crois (32-32, ndlr), on a le ballon et là on se prend un 3-0. Sur des bêtises, sur des petits détails. On se retrouve à 4 sur le terrain, et encore on gère pas trop mal, mais c'est difficile à ce niveau-là, contre des joueurs comme ça. Le moment où on se dit qu'on va peut-être réussir à faire basculer le match dans notre sens, en fait c'est tout l'inverse qui se produit. C'est dommage. Je tiens néanmoins toujours le même discours, vaut mieux être vainqueur de la Ligue des champions que premier de sa poule qualificative.

Vous perdez mais sur le contenu de la rencontre était très intéressant.
On a sorti une grosse prestation parce que tout le monde avait à cœur d'être performant. C'était pareil du côté de Barcelone. Les quinze premières minutes ont été très, très physiques avec énormément d'intensité. On a perdu mais il y a aussi eu des choses très positives. Il faut toujours s'appuyer dessus. Si on en avait pris 15 il n'y aurait sans doute rien à en tirer. Mais là on doit pouvoir garder ce qui a marché et encore travaillé dessus. Il y a eu de très bonnes phases de jeu. C'était digne d'une finale de Ligue des champions. Il faut aussi accepter de perdre même si c'est rageant, parce qu'on ne joue pas pour perdre des matchs, surtout quand tu es à Paris.

"On n'a même pas de médaille pour la première place"

L'état de fraîcheur a-t-il joué un rôle prépondérant, notamment dans le money-time ?
Je ne sais pas s'ils étaient plus frais. C'est vrai qu'ils ont un joueur comme Luka Cindric qui ne fait que l'attaque. C'est plus facile pour être plus frais à la fin. Mais Aron Palmarsson a beaucoup joué et c'est lui qui marque le dernier but. On a fait un match solide, aussi bien offensivement que défensivement. Ça n'a pas tourné de notre côté ce soir. C'est toujours une grosse déception de s'incliner à la maison.

La première place semble compromise...
Ce n'est pas joué tant que mathématiquement ce n'est pas fait. Ils ont maintenant deux points de plus et le goal-average particulier. Ils doivent encore recevoir Szeged et effectuer quelques déplacements. Encore une fois, cette première place tout le monde se focalise dessus mais on n'a même pas de médaille pour la première place. Elle permet surtout d'avoir deux week-ends de repos.

Est-ce que cette série d'invincibilité à domicile était un sujet entre vous ?
Non, ça c'est un truc de chez vous, c'est pour les journalistes (rires). C'est bien l'invincibilité à domicile parce que ça montre aux adversaires quand ils viennent chez nous que ça va être compliqué pour eux. Barcelone s'est fortement employé et a dû jouer jusqu'au bout pour nous battre. Un grand philosophe a dit : "plus une série est longue, plus elle est proche de la fin". On va donc repartir de zéro. Montpellier va bientôt pointer le bout de son nez (ce jeudi en Coupe de la Ligue, ndlr). Il faudra repartir sur une spirale positive.

Propos recueillis par Régis Aumont, à Coubertin