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KRISTOPANS, ENCORE EN RODAGE 
27 octobre 2020
27 octobre 2020

Alors que le PSG aurait dû affronter cette semaine le Vardar Skopje, son ancienne équipe, le géant Letton n'a pas encore trouvé la bonne carburation à Paris.

Malgré sa taille de géant et sa carrure de golgoth, Dainis Kristopans se fait petit depuis son arrivée à Paris. Le Letton, 2m14 sous la toise et 135 kilos sur la balance, était la grosse pointure du recrutement parisien, celui qui devait apporter encore plus de percussion sur la base arrière et enfin permettre à Nedim Remili de ne plus jouer 50 minutes minimum par match. Mais les débuts du puissant gaucher sous les couleurs du PSG n'ont pas été à la hauteur des attentes suscitées par sa signature en janvier...2019. Plutôt discret, avec 7 buts marqués en cinq matchs de Lidl Starligue et 12 après quatre rencontres de Ligue des champions, le jeune trentenaire – il a eu 30 ans le mois dernier -, n'a que trop peu montré ce qu'il est capable de faire sur un terrain.

Venu au handball un peu par hasard à l'âge de 10 ans dans sa ville natale de Ludza, près de la frontière avec la Russie, Kristopans est un phénomène qui a franchi les étapes une à une. Il a d'abord fait ses gammes à Presov avec qui il a remporté six titres de champion de Slovaquie entre 2009 et 2015. Son gabarit hors normes a ensuite fait le bonheur de Meshkov pendant deux saisons avant que le Vardar Skopje ne lui fasse les yeux doux. C'est en Macédoine, où il a connu Raul Gonzalez, qu'il va crever l'écran, notamment lors du Final4 de la Ligue des champions en 2019. Grand artisan, avec 10 buts marqués, de la victoire surprise face à Barcelone en demi-finales, il en avait inscrit quatre autres contre Veszprem pour décrocher ce qui reste aujourd'hui le plus beau titre de sa carrière. 

La blessure de Karabatic doit lui permettre de sortir de l'ombre 

Joueur majeur à Skopje, qu'il a quitté avec un peu d'avance en début d'année, lassé de ne plus être payé, pour faire une escale de quelques mois à Berlin avant d'atterrir à Paris, le Letton savait que son nouveau challenge en France était de taille. Faire oublier ses prédécesseurs, notamment Sander Sagosen, Rodrigo Corrales et Luc Abalo, et contribuer à ce que le PSG demeure l'une des meilleures équipes d'Europe. Kristopans, dont les capacités ne se résument pas à allumer des pétards de loin, en a les moyens. Homme de combat, solide défenseur, il sait aussi utiliser son avantage de taille pour servir ses pivots quand le chemin du tir n'est pas ouvert. Pour le moment, hormis à Brest le 30 septembre, où il avait réussi un match plein ponctué de sept réalisations, Kristopans est resté dans l'ombre, le plus souvent de Mikkel Hansen et Nikola Karabatic. Avec l'indisponibilité jusqu'au printemps de ce dernier, il fait partie des joueurs, avec Elohim Prandi et dans une moindre mesure Nedim Remili, que le staff parisien espère voir monter en régime.

Les attentes sont d'autant plus grandes en Ligue des champions où le PSG a perdu trois de ses quatre premiers matchs. Si rien n'est encore perdu dans la course aux deux premières places directement qualificatives pour les quarts de finale, les champions de France n'ont plus trop le droit à l'erreur, surtout à Coubertin où le Vardar Skopje ne sera finalement pas de passage ce mercredi puisque la rencontre a été reportée en raison de cas de Covid-19 découverts dans l'effectif macédonien cette semaine. Le nouvel arrière droit du PSG serait bien inspiré de retrouver rapidement le rayonnement qui était le sien avant de poser ses valises en France. Car même s'il s'est engagé sur le long terme avec Paris (jusqu'en 2023), le club de la capitale aurait bien besoin de voir le vrai Kristopans dès à présent.   

Par Régis Aumont