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LE RÊVE EST PERMIS

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LE RÊVE EST PERMIS
11 juin 2021
11 juin 2021

Avec deux représentants au Final4 de la Ligue des champions, Paris et Nantes, le handball français peut espérer vivre un week-end grandiose à Cologne. Mais Barcelone reste favori.

Même pas six mois après, revoilà le Final4 de la Ligue des champions. La froideur du mois de décembre, ''expérimentée'' la saison dernière en raison de la pandémie mondiale, a laissé la place à un retour à la normale. Ou presque. Comme c'est le cas depuis 2010, Cologne sera en ce chaud week-end du mois de juin le théâtre de l'explication finale de la saison européenne. Avec entre les deux un casting renouvelé de moitié, Aalborg et Nantes se substituant à Kiel et à Veszprem pour accompagner Barcelone et Paris, respectivement deuxième et troisième de l'édition hivernale. Tout est donc réuni pour que cette douzième superproduction réalisée à la Lanxess Arena rappelle le monde d'avant. Ce ne sera pas tout à fait le cas. En raison des mesures sanitaires encore en vigueur un peu partout, la magnifique enceinte ne résonnera pas comme à ses plus belles heures lorsque 18 000 fans peuvent franchir ses portes. Les quatre rencontres au programme ne se disputeront pas à huis clos, mais seuls 500 à 1 000 spectateurs sont attendus. C'est mieux que rien, mais encore insuffisant pour être bien.

Dans ce contexte toujours particulier, les quatre derniers prétendants à la victoire finale auront moins de tentations à la distraction. Arrivés les premiers, les joueurs de Barcelone et de Paris se sont soustraits dès jeudi à leur six heures d'isolement à l'hôtel et aux tests PCR qui n'ont plus de secret pour eux. Le lendemain c'était au tour de Nantes et d'Aalborg de s'y coller avant de pouvoir aller transpirer à la salle à la veille des demi-finales. Seule équipe à avoir déjà inscrit son nom au palmarès, Barcelone, recordman du nombre de victoires (9), a débarqué outre-Rhin avec la pancarte de favoris. ''Ils sont évidemment impressionnants et c’est pour cela qu’ils sont favoris tous les ans'', relève Alberto Entrerrios, un ancien de la maison aujourd'hui assis sur le banc du HBC Nantes, son premier adversaire. Avec sa guirlande de stars et ses quatre Français (Mem, Fabregas, N'Guessan, Sorhaindo), le club catalan, vainqueur de ses 18 matchs dans la compétition cette saison, semble parfois injouable. Mais cela fait maintenant six ans qu'il coure derrière la decima et la pression semble parfois bien lourde à porter pour les hommes de Xavier Pascual.

Nantes croit en l'exploit, Paris mieux armé qu'en décembre

Rock Feliho, remis sur pieds depuis quelques jours pour disputer les deux derniers matchs de sa carrière, s'est d'ailleurs permis d'en remettre une couche en début de semaine, dans des propos relayés sur le site du ''H''. ''Le Barça est taillé pour gagner la Ligue des Champions et ce serait une contre-performance pour eux de perdre face à nous.'' Le capitaine, de retour au Final4 avec sa bande trois ans après la formidable épopée achevée en finale, est déterminé à finir en beauté. ''Nous n’allons pas à Cologne pour faire de la figuration, prévient-il. Nous sommes capables d’exploits, nous le savons.'' Après un début de campagne assez quelconque, si ce n'est une victoire magistrale signée à Kiel, les Nantais n'ont cessé de monter en puissance. Avec en point d'orgue leurs qualifications aux dépens de Kielce et Veszprem, deux équipes taillées pour le dernier carré. Avant d'entrer dans l'arène, les Violets, plus à l'aise dans la peau de l'outsider, jetteront sans doute un œil sur la première demi-finale entre Paris et Aalborg.

Contrairement aux Nantais, les Parisiens partiront avec les faveurs des pronostics bien qu'ils s'en défendent un petit peu. Il faut dire que l'équipe danoise, future maison d'Aron Palmarsson (dès la saison prochaine) et de Mikkel Hansen (en 2022), est à prendre très au sérieux. Avec son ossature d'internationaux danois, doubles champions du monde en titre, l'équipe coachée par Stefan Madsen, la seule néophyte à ce niveau, développe un handball spectaculaire qui a notamment laissé sur le carreau les Allemands de Flensburg en quarts de finale. Mais le PSG, habitué des lieux, aborde son cinquième Final4 dans les meilleures conditions. Bien meilleures qu'en décembre, quand le Covid l'avait privé de deux joueurs importants (Luc Steins et Henrik Toft Hansen), et avec un effectif au complet galvanisé par le retour aux affaires du patron Nikola Karabatic. Cueillis en demi-finales par Barcelone juste après Noël, les joueurs de Raul Gonzalez veulent faire mieux ce coup-ci et atteindre une deuxième finale, quatre ans après celle perdue dans les ultimes instants face au Vardar Skopje.

Avec une chance sur deux de voir l'un de ses clubs soulever le trophée ce week-end, le handball français se met à rêver d'une troisième Ligue des champions. Souhaitons que Montpellier, seul vainqueur (2003, 2018), se sente un peu moins seul dimanche soir.

DEMI-FINALES
PSG (FRA) - Aalborg (DAN) samedi 15h15
Barcelone (ESP) - Nantes (FRA) samedi 18h

Régis Aumont