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DA SILVA : ''J'AVAIS BESOIN D'UN TEL PROJET''
23 juin 2020
23 juin 2020

L'ancien entraîneur de Saint-Raphaël, après une année blanche bienvenue, se dit séduit par le nouveau challenge que l'attend du côté de Tremblay.

A quand remontent vos premiers contacts avec Tremblay ?
On a eu nos premiers échanges avec le président (Pascal Papillon, ndlr) au début du mois de mai. C'était au départ une simple prise de contacts. Et puis il y a quinze jours je suis monté à Paris pour passer un entretien. Je n'étais pas le seul sur la liste, il y avait plusieurs autres candidats. Et on m'a prévenu quelques jours plus tard que j''avais été retenu pour le poste.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet que l'on vous a proposé ?
J'ai tout de suite aimé le côté humain de ce club. Quand j'y suis allé j'ai beaucoup observé ce qu'il s'y passait. Et j'ai ressenti une véritable fibre familiale. Il y a beaucoup de bienveillance entre les salariés. J'avais besoin d'un tel projet, besoin de quelque chose de vrai.

Et d'un point de vue sportif.
Il y a de belles choses à faire ici. Il y a une ouverture sur tout l'est parisien. Et puis Tremblay est un club avec une histoire. Il ne faut pas oublier qu'il a disputé une finale européenne il y a dix ans (la finale de la défunte coupe des coupes en 2011, ndlr). Après il y a eu une période un petit peu plus difficile avec notamment une relégation en deuxième division. Et il ne faut pas oublier que l'équipe était relégable cette saison avant la crise du Covid-19.

"J'avais besoin de faire une pause"

Le club manque un peu de stabilité, on le voit notamment avec le nombre d'entraîneurs écumés ces dernières années. Est-ce que c'est quelque chose dont vous avez discuté avec les dirigeants ?
C'est certainement un club qui cherche un peu de sérénité. On a la volonté commune de construire sur le moyen terme. D'ailleurs, à part deux ou trois changements, sur les postes de gardien et d'ailier gauche, l'effectif est resté stable cet été. Et il n'y a qu'un seul changement au niveau du staff puisque c'est moi qui vient m'incruster dans ce qui existe déjà. C'est déjà une forme de stabilité. Mais comme partout, cette stabilité sera dépendante des résultats. Si on ne gagne pas de match cela ne pourra durer qu'un temps.

Avez-vous ressenti un sentiment de manque durant cette saison passée sans entraîner ?
Pas vraiment parce que ce n'est pas quelque chose que j'ai subi. J'ai eu des propositions, à l'étranger, et j'ai même encore été sollicité au mois de février, mais je ne me sentais pas encore prêt. Je sentais au fond de moi que j'avais besoin de faire une pause. Les cinq saisons passées à Saint-Raphaël, avec beaucoup de matchs, ont été intenses. Et les six dernières mois ont été difficiles, physiquement et psychologiquement.

Qu'avez-vous fait durant cette saison blanche ?
Au tout début j'ai complètement coupé. Puis je me suis intéressé à ce que faisait mes collègues. Les programmes qu'ils mettaient en place, les préparations... J'ai ensuite regardé beaucoup de matchs à la télé : le championnat, la Ligue des champions, les rencontres internationales... J'étais libre de regarder les équipes que je voulais. J'ai été voir jouer Aix contre Berlin en coupe d'Europe, j'ai aussi assisté à des matchs de handball féminin. Je suis resté actif.

Avez-vous déjà vu vos nouveaux joueurs ?
Je vais les voir jeudi et vendredi. Il y a un barbecue organisé à la fin de la semaine avant le début des vacances. Ils avaient repris le 1er juin comme d'autre clubs et là ils vont bénéficier d'un mois de repos avant la reprise programmée le 27 juillet. Ce sera l'occasion pour moi de discuter un petit peu avec eux et de leur présenter les grandes lignes de mon projet pour la saison prochaine. J'ai plein d'idées. Je vais certainement leur proposer des choses qu'ils n'ont pas l'habitude de faire. J'espère qu'ils adhéreront. Il y a des bons joueurs ici. Mon ambition va être de façonner un collectif. Le comportement de l'équipe sur le terrain sera important.

Propos recueillis par Régis Aumont