Aller au contenu principal

LES CHIFFRES PARLENT POUR PARIS

MADE IN HAND TV

NEWS

LES CHIFFRES PARLENT POUR PARIS
23 avril 2021
23 avril 2021

L'hégémonie du PSG, opposé à Nantes dimanche après-midi (17h) à l'occasion du choc de la vingt-quatrième journée de Lidl Starligue, s'explique aussi par les chiffres.

Fort de vingt-deux victoires consécutives depuis le début de la saison de Lidl Starligue – un nouveau record en la matière – Paris, toujours invaincu et en route pour un septième titre de champion de France d'affilée, domine presque toutes les catégories statistiques. Petite analyse chiffrée* avant l'alléchant PSG-Nantes de dimanche à Coubertin.

ATTAQUE (1er) : 34.62 buts/match
On le voit chaque semaine, l'attaque parisienne tourne à plein régime. Si le départ de Sander Sagosen l'été dernier, le maître à jouer des dernières saisons, avait fait naître quelques doutes sur la capacité des Parisiens à marquer toujours autant de buts, ils se sont très vite dissipés. Avec près de 35 buts inscrits par rencontre, le PSG possède de loin l'attaque la plus prolifique de Lidl Starligue. Le champions de France, préparés physiquement à imprimer un rythme infernal, ont franchi vingt fois la barre des 30 buts. Il est à noter que c'est lors du match aller à Nantes, son prochain adversaire, qu'ils ont été le plus en difficulté en attaque avec un total de 26 buts (24-26).

DÉFENSE (1er) 25.57 buts/match
C'est la défense qui fait gagner les matchs. Voici une phrase que les entraîneurs ont souvent à la bouche. Il n'est alors pas étonnant de voir que Paris possède également la défense la moins perméable du championnat de France. Les Rouge et Bleu encaissent à peine plus de 25 buts en moyenne et ne souffrent pas trop, comme en attaque d'ailleurs, de la longue indisponibilité de Nikola Karabatic, une pièce essentielle de son secteur défensif

ÉCART (1er) : 9.04 buts/match
Les années passent mais la marge du club de la capitale sur ses adversaires reste la même. Les départs à l'intersaison de joueurs de la trempe de Sagosen, Corrales, Abalo ou encore Sigurdsson auraient pu rebattre un peu les cartes et laisser croire que le PSG serait davantage en danger cette saison. Il n'en est rien et avec un écart moyen supérieur à neuf buts on se rend compte que les hommes de Raul Gonzalez sont très rarement poussés dans leurs retranchements lorsqu'il s'agit des affaires domestiques.

NOMBRE ARRÊTS (1er) : 13.14 arrêts/match
Ils essuient parfois des critiques mais les chiffres les défendent. Vincent Gérard et Yann Genty forment le binôme de Lidl Starligue qui effectue en moyenne, à savoir 13,14, le plus grand nombre d'arrêts par match. Et si cela ne suffit pas, ils mènent aussi la danse en matière d'efficacité avec 34.67% de tirs détournés. Les deux gardiens de but de l'équipe de France ont certes l'avantage d'évoluer derrière une défense intraitable, mais il est juste de signifier qu'eux-aussi réalisent une grande saison.

EFFICACITÉ AU TIR (1er) : 66.84% au tir
Il n'y a pas non plus en Lidl Starligue plus chirurgical devant le but que les Parisiens. Avec près de 67% d'efficacité au tir, le PSG est largement au-dessus de la concurrence, Montpellier émargeant derrière à 63%, Toulouse, Limoges et Nîmes à 61%... Avec un demi-centre, Luc Steins, qui culmine à 84% d'efficacité - invraisemblable pour son poste -, des pivots, Luka Karabatic (86%) et Kamil Syprzak (82%), eux aussi très adroits, les leaders du championnat ratent assez rarement leur cible.

PERTES DE BALLE (1er) : 7.86 TO/match
A chaque sortie, Paris imprime un rythme infernal en accélérant le jeu dès que possible pour user son adversaire. Mettre beaucoup d'intensité a souvent comme conséquences, y compris pour l'équipe à l'origine de cet engagement, de perdre en lucidité. Mais le PSG reste l'équipe la plus précautionneuse avec le ballon. Les partenaires de Luka Karabatic égarent moins de huit balles par match. Là-aussi, personne ne fait mieux en Lidl Starligue.

* les données, prises sur le site de la Ligue Nationale de Handball, ne tiennent pas compte du dernier match des Parisiens remporté mardi à Toulouse sur le score de 40-28.

Régis Aumont