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PARIS FAIT PEUR

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PARIS FAIT PEUR
8 octobre 2019
8 octobre 2019

En seulement cinq journées, le PSG, qui reçoit Chambéry jeudi soir, a montré qu'il serait difficile à battre en Lidl Starligue cette saison.

Les Nîmois, comme les Istréens, les Nantais, les Chartrains et les Toulousains avant eux, n'ont pas fait le poids face au PSG la semaine dernière. Malgré le soutien inconditionnel du Parnasse, l'USAM, qui a limité la casse sur la fin (28-31), n'a jamais été vraiment en mesure d'inquiéter le PSG. C'est un peu une habitude pour les adversaires des Parisiens depuis le début de saison en Lidl Starligue. Montpellier, lors du Trophée des champions, Zagreb, Szeged et Elverum, en Ligue des champions, n'ont pas été mieux lôtis. Après cinq semaines de compétition, Paris domine son sujet de la tête et des épaules.

Son attaque, avec 33.6 buts marqués en moyenne après cinq matchs de Lidl Starligue, pète le feu. Les Parisiens impriment un rythme élevé, récupèrent des ballons, se projetent vite vers l'avant et mettent énormément d'intensité dans tout ce qu'ils font. L'adversaire, qui sort rincé d'une heure de ''combat'', a l'impression de se faire marcher dessus. Le moins rassurant pour la concurrence, c'est que le PSG semble en avoir encore sous la semelle. Il évolue depuis quelques semaines sans deux de ses meilleurs joueurs, Mikkel Hansen (commotion) et Sander Sagosen (adducteur), sans que son niveau de jeu en souffre. Malgré le nombre limité des possibilités de rotation sur une base arrière qui ne compte déjà à la base qu'un véritable arrière droit, les joueurs de la capitale trouvent toujours des solutions, comme on l'a vu à Nîmes où Nedim Remili (10 buts) a fait oublier les absents.

Le retour en forme de Karabatic

Les recrues, surtout Gudjon Valur Sigurdsson, ne tournent pas encore à plein régime. Le potentiel de cette nouvelle version n'est pas encore tout à fait cerné, mais les premières représentations sont déjà très abouties et prometteuses. Impossible aussi de ne pas faire le rapprochement entre l'aisance dégagée par les champions de France et le retour en très grande forme de Nikola Karabatic. Visiblement débarrassé de ses douleurs au pied gauche, opéré à deux reprises la saison dernière, le triple meilleur joueur du monde galope comme à ses plus belles heures. S'il est par la force des choses le chef d'orchestre de l'attaque en l'absence des deux stars scandinaves, son rendement actuel devrait vite le rendre indispensable, comme avant.

C'est évidemment une bonne nouvelle pour Raul Gonzalez de savoir qu'il peut compter sur le vrai Nikola Karabatic. Le technicien espagnol pourra encore s'appuyer sur polyvalent arrière jeudi soir lors de la réception de Chambéry à Coubertin. Face au troisième du dernier exercice, qui tarde à confirmer pour le moment, Paris aura une nouvelle occasion de marquer les esprits et de conforter son fauteuil de leader sur lequel il est déjà confortablement assis.

Par Régis Aumont