Aller au contenu principal

GAJIC : "LE MEILLEUR HANDBALL DE MA CARRIÈRE"

MADE IN HAND TV

NEWS

GAJIC : "LE MEILLEUR HANDBALL DE MA CARRIÈRE"
26 mars 2021
26 mars 2021

Avant de faire son grand retour à Montpellier samedi, l'ailier slovène de Limoges, meilleur buteur de Lidl Starligue, s'est confié sans détour sur sa saison, sa carrière et son avenir en sélection. 

Sept mois après votre arrivée, comment vous sentez-vous à Limoges ?
Je me sens très bien, de mieux en mieux même. Je suis venu ici sans trop savoir à quoi m'attendre et j'ai été agréablement surpris. La ville est très belle, ma famille s'y sent bien et a rapidement pris ses marques. Le club ressemble à une grande famille. Ça me plaît beaucoup et je pense que cela se ressent sur le terrain. 

Revenons sur votre signature ici, surprenante surtout que l'équipe évoluait encore en Proligue à l'époque. 
C'était le plus gros challenge de ma carrière. Je savais en signant que je pouvais très bien jouer en deuxième division. Je m'y étais préparé, en me disant que je devrais montrer mes qualités pour aider le club à monter. J'étais content quand j'ai su que l'équipe avait obtenu son billet pour la Lidl Starligue, c'est quand même plus facile d'autant que je connais déjà le championnat de France (il a joué à Montpellier pendant cinq saisons entre 2011 et 2016, ndlr). Mais je n'avais pas envie que l'équipe se satisfasse de cela et qu'elle végète en bas du classement. J'en ai parlé à mes équipiers quand je suis arrivé. Je voulais que l'on joue au moins la dixième place. Finalement c'est encore mieux que ce que j'espérais (rires). 

"Avec un match par semaine j'ai le temps de bien me préparer et de bien récupérer"

Vous êtes cinquièmes avant cette vingtième journée. L'Europe est-elle devenue l'objectif ?
Je pense qu'il est encore un peu tôt pour parler de tout ça. On connaît une période un petit peu plus difficile en ce moment, et c'est tout à fait normal. On était parti sur des bases très hautes qui nous auraient permis de finir à la troisième ou quatrième place, ce qui est extraordinaire pour un promu. Ce qui est sûr c'est qu'on ne va rien lâcher. L'équipe a beaucoup de caractère, on l'a déjà montré à plusieurs reprises. On joue aussi bien au handball. Et tous les joueurs acceptent leurs rôles, grands ou petits, la hiérarchie est très bien définie. 

Et vous avez retrouvé beaucoup de temps de jeu, ce qui vous manquait ces dernières saisons à Veszprem.
J'avais besoin de jouer au handball. Je veux profiter un maximum des années qu'il me reste. A Veszprem on se partageait le temps de jeu avec le deuxième ailier. J'aime jouer, marquer des buts, aider l'équipe à gagner. Jouer que trente minutes ce n'est pas toujours facile. Ici on dispute un match par semaine, ce qui ne m'était plus arrivé depuis dix-sept ans ! J'ai le temps de bien me préparer et de bien récupérer. Tout est beaucoup plus facile. 

Vous avez déjà marqué 152 buts (8.4 par match). Vous attendiez-vous à cela ?
Non, je suis un peu surpris. C'est une saison exceptionnelle sur le plan personnel. Je pense que je joue le meilleur handball de ma carrière. J'arrive à rester constant à un très bon niveau. C'est un petit peu plus difficile depuis quelques matchs parce que je suis pris en strict. Je touche donc un peu moins de ballons; on est en train de réfléchir pour trouver une parade, mais je ne peux pas en parler (rires).

"Je ne me fixe pas de limites en fonction de mon âge"

Samedi vous allez revenir à Montpellier où vous avez laissé beaucoup de bons souvenirs.
C'est toujours un plaisir de retourner à Montpellier. J'y ai encore des amis, même si dans l'équipe de l'époque il ne reste que Diego (Simonet). C'est dommage de ne pas pouvoir jouer dans une salle pleine, de retrouver les Blue Fox. J'ai gardé des liens spéciaux avec quelques supporters. Maintenant avec l'équipe on va quand même venir pour gagner !

Vous avez 36 ans et êtes sous contrat jusqu'en 2022, quelle sera la suite de votre carrière ?
J'espère jouer encore. Tant que j'ai cette envie, que je ressens autant de plaisir à jouer, il n'y a pas de raisons d'arrêter. Mais il est difficile de se projeter dans le contexte actuel, de faire des prévisions. Ce qui est certain c'est que je ne me fixe pas de limite en fonction de mon âge. 

Et avec la sélection slovène, éliminée de la course aux JO il y a deux semaines ?
C'est un moment difficile parce que j'avais l'objectif d'aller à Tokyo. Mais l'équipe n'était pas suffisamment en forme et l'adversité, avec l'Allemagne et la Suède, était rude. Je dois prendre mon temps avant de prendre une décision. J'avais quitté la sélection après l'Euro 2016 (en désaccord avec le sélectionneur de l'époque Veselin Vujovic, ndlr) et je suis revenu juste là en début d'année lors du championnat du monde en Egypte. Je dois en discuter avec ma famille, avec le sélectionneur Ljubomir Vranjes, voir ce que l'on peut faire. Disons que je suis en stand-by pour le moment.  

Propos recueillis par Régis Aumont