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LES DERNIERS ENJEUX

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LES DERNIERS ENJEUX
31 mai 2021
31 mai 2021

Alors que les deux dernières journées de Lidl Starligue sont programmées cette semaine, le suspense prévaut à (presque) tous les étages du classement.

LE TITRE : Paris sacré mercredi ?
Si la domination du Paris Saint-Germain sur le championnat de France est cette saison encore incontestable, le club de la capitale n'a pas encore mathématiquement acquis le huitième titre de champion de son histoire, le septième de rang depuis 2015. Malgré ses vingt-deux victoires consécutives pour débuter la saison – un nouveau record en Lidl Starligue -, le PSG a encore besoin de deux points pour définitivement se mettre à l'abri d'un improbable retour de Montpellier. Renforcés par le retour aux affaires de Nikola Karabatic, épatant dimanche contre Saint-Raphaël pour ses premières minutes en compétition depuis plus de sept mois, les Parisiens devraient pouvoir sécuriser leur première place mercredi à Cesson.

En cas de faux-pas en Bretagne, ils auront une deuxième chance quarante-huit heures plus tard à Coubertin face à Nîmes. A quelques jours du Final4 de Cologne (12-13 juin), les hommes de Raul Gonzalez – qui ne joueront certainement pas leur match en retard à Tremblay, le seul à ne pas avoir été reprogrammé par la Ligue -, vont s'atteler à faire le job pour pouvoir se tourner le plus tôt possible vers la Ligue des champions. Derrière, les Montpelliérains vont se déplacer à Toulouse puis à Nantes cette semaine, tout heureux d'avoir verrouillé leur deuxième place le week-end dernier. Les Nantais complèteront le podium.

L'EUROPE : Toulouse et Chambéry à la lutte pour la sixième place
Si officiellement cinq places en coupes d'Europe sont réservées aux clubs de Lidl Starligue, une en Ligue des champions et quatre en European League, ce sont normalement six équipes françaises qui, avec le jeu des invitations, devraient pouvoir sillonner le continent la saison prochaine. A l'issue de la vingt-huitième journée de championnat, Paris, Montpellier, Nantes, Nîmes et Aix sont assurés de finir dans le Top 5. Nîmois et Aixois, à qui il reste trois rencontres à jouer, ne sont séparés que d'un point. L'USAM doit encore se déplacer à Tremblay, à Paris et à Ivry quand le PAUC va recevoir Limoges avant d'aller à Tremblay puis d'accueillir Créteil. Mais c'est surtout juste derrière, entre Toulouse et Chambéry, que l'enjeu est grand.

Sixièmes, les Toulousains ne possèdent qu'une petite longueur d'avance sur les Savoyards, bien décidés à retrouver l'Europe quittée assez prématurément il y a deux ans. Le FENIX aura l'avantage d'évoluer deux fois à la maison, face à des Montpelliérains peut-être un petit peu moins concernés dorénavant et contre une équipe d'Ivry en mode survie. Les Chambériens, qui ont lâché un point dans le money-time le week-end dernier contre Cesson (25-25), doivent eux aussi affronter les Ivryens, dans le Val-de-Marne, avant de croiser le fer avec Dunkerque au Phare. Le suspense reste entier.

LE MAINTIEN : Ivry dos au mur
On sait depuis dix jours que Tremblay, après quatre saisons passées dans l'élite, va retourner à l'échelon inférieur. Mais qui accompagnera les Séquano-dionysiens en Proligue ? Sauf cataclysme, Chartres, onzième, ne sera pas celui-là. Ils sont en fait encore quatre clubs sous la menace : Ivry, Istres, Créteil et Cesson. Les Ivryens, lancés dans un effroyable marathon depuis le début du mois de mai pour remettre leur calendrier à jour, sont les plus mal lotis. Les hommes de Sébastien Quintallet comptent quatre points de retard sur Cesson et Créteil et trois sur Istres. Il leur reste trois matchs à disputer, contre Chambéry, à Toulouse et à Créteil et sont presque dans l'obligation de faire un carton plein pour se sauver.

Ils n'ont de toute façon plus leur destin en mains, d'autant plus que les Istréens et les Cristoliens ont eux encore quatre rencontres à leur programme (les derniers matchs en retard ont été reprogrammés les 9 et 12 juin, ndlr). Tout pourrait se décanter dès la prochaine journée tant Ivry, qui n'a évolué qu'une seule fois en deuxième division depuis soixante ans, lors de la saison 2014-2015, se trouve aujourd'hui au bord du précipice.

Régis Aumont