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Made in Hand, Handball, Equipe de France, Qualifications Euro 2020, France-Portugal

AU RALENTI

News

Par regisaumont
Mis à jour le ven 12/04/2019 - 13:00

AU RALENTI

A l'agonie au Portugal (33-27), l'équipe de France donne l'inquiétante impression de ne plus progresser. Une réaction sera attendue dimanche à Strasbourg face au même adversaire.

Mais où était passée l'équipe de France jeudi soir ? Sa petite sœur, sur le terrain, a été concassée par le Portugal (33-27), une nation qui n'a pourtant plus disputé de grande compétition internationale depuis 13 ans ! Forcément, cela fait un peu tâche pour un pays six fois champion du monde. Et si Didier Dinart répète à l'envie que cette équipe de France n'est plus celle des Experts, son potentiel aurait normalement dû lui éviter le naufrage de Guimarães. Deux mois et demi après leur demi-finale du Mondial manquée face au Danemark (38-30), les Bleus ont montré de nouveaux signes inquiétants dans un contexte certes différent.

Au Portugal, les Français, qui n'ont pas trop de soucis à se faire dans leur quête de qualification pour l'Euro 2020, ne disputaient pas un match couperet. Il n'empêche que leur manque d'engagement, visible dès les premiers instants de ce qui restera un non-match de leur part, pose question. A chaud et en public, Didier Dinart a préféré protéger ses joueurs. ''Nous avons des imperfections dont il faudra tirer des enseignements, au niveau du coaching et dans la façon de préparer les matches. Je préfère penser que c’est dans mon sens, dans la façon de gérer le collectif et l’approche tactique. Les joueurs sont certes les premiers acteurs mais l’identité et le ton d’une équipe dépendent souvent de son entraîneur.'' Le discours du sélectionneur, tout de même agacé par ce qu'il a vu pendant une heure, va néanmoins sans doute se durcir d'ici dimanche et le match retour organisé à Strasbourg.

Porte : ''J’ai l’impression qu’on recule d’un pas à chaque fois''

Lors du dernier championnat du monde, conclu par une médaille de bronze ne l'oublions pas, l'équipe de France s'était fréquemment montrée inconstante. Souvent lents à se mettre en route, les Français ont pris la mauvaise habitude de se mettre au niveau de leur adversaire. Au Portugal, si le départ a encore été raté – ils étaient menés 3-0 après trois minutes de jeu -, ils n'ont en revanche quasiment jamais rivalisé. L'écart en faveur des Portugais a atteint cinq buts en première période et jusqu'à neuf en seconde. ''J’ai l’impression qu’on recule d’un pas à chaque fois et ça fait mal. J’aimerais qu’on arrête de parler et qu’on grandisse rapidement'', pestait Valentin Porte, énervé, après la défaite. ''Ce scénario n’était pas prévu : nous avions imaginé gagner ces deux rencontres'', admettait de son côté Didier Dinart.

En Alsace, qu'ils vont rallier ce vendredi, les Tricolores n'auront pas d'autre choix que de faire beaucoup mieux. ''Non, dimanche il ne faudra pas répondre. Il n’est pas question de sursaut d’orgueil, précise toutefois Valentin Porte. Il faudra agir et ne pas se faire surprendre.'' ''À nous de nous remobiliser, confie pour sa part Michaël Guigou, entré en deuxième période jeudi soir. Bien travailler et venir comme des guerriers pour aller chercher, pas la qualification, mais une victoire et de la plus belle des manières.'' Les Bleus doivent bien cela à leurs supporters, mais avant tout à eux-mêmes.

Par Régis Aumont

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