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TOUJOURS PLUS FORT
3 juin 2021
3 juin 2021

Malgré un effectif sensiblement renouvelé l'été dernier, Paris, champion hier à Cesson, a encore prouvé cette saison qu'il évoluait un ton au-dessus de tout le monde en Lidl Starligue.

Des départs de poids (Corrales, Sagosen, Abalo) et un recrutement un peu moins clinquant (Kristopans, Prandi, Grébille, Solé, Genty) avaient laissé entrevoir une brèche l'été dernier. Un espoir pour Montpellier et Nantes, les habituels rivaux, de pouvoir mettre fin à l'hégémonie parisienne en Lidl Starligue. Depuis 2015, les Parisiens ne laissent que des miettes à la concurrence et cette saison plus que les autres laissait imaginer un possible essoufflement. Mais le PSG et son budget astronomique (19 millions d'euros) – celui de Nantes, le deuxième en France, est de 8,4 millions -, a montré qu'il possède encore une marge sur la concurrence.

Les Parisiens ont décroché mercredi soir à Cesson (28-34) leur huitième titre de champion de France, le tout en neuf ans, et le septième de rang depuis la folle saison de Dunkerque en 2014. Paris a même établi un nouveau record, celui de remporter ses vingt-deux premiers matchs de championnat. Le tout sans son patron, Nikola Karabatic, blessé au genou en octobre et revenu in extremis pour disputer le sprint final. Les hommes de la capitale s'étaient lancés le challenge de terminer l'exercice invaincus, mais ils ont fini par perdre, face à Nantes à la fin du mois d'avril (24-25). Cela restera comme une péripétie tant ils ont survolé la saison, même si Montpellier, pointé à seulement trois points, aura parfaitement tenu son rôle.

Un écart moyen supérieur à 8 buts

Un chiffre résume à lui seul la domination du PSG : l'écart moyen de 8.3 buts par rencontre. Une marge presque deux fois plus importante que celle des Montpelliérains et des Nantais sur l'ensemble de l'élite. ''Ça a été une très belle saison en Lidl Starligue, conçoit sur le site du club Elohim Prandi, champion de France pour la première fois. Je suis venu à Paris pour gagner ces titres et j’espère qu’il y en aura d’autres, se réjouit l'arrière gauche. Nous avons pris beaucoup de plaisir à jouer toutes ces rencontres. J’espère que les saisons suivantes seront aussi bien.'' Et celle-ci n'est pas finie puisque Paris, qui va pouvoir fêter son titre à domicile vendredi devant Nîmes, tentera pour la cinquième fois d'inscrire son nom au palmarès de la Ligue des champions la semaine prochaine à Cologne (12-13 juin). ''Pour l’instant nous avons rempli les 2/3 de nos objectifs, reprend Prandi. Il faut encore pousser, travailler pendant les 10 prochains jours pour aller chercher ce dernier 1/3 qui nous manque.''

Les partenaires de Luka Karabatic vont pouvoir préparer sereinement ce Final4 et leur demi-finale à face aux Danois de Aalborg. Pour pourquoi pas parvenir enfin à étendre leur règne à l'Europe l'année où on l'attendait peut-être le moins.

Régis Aumont