Aller au contenu principal

COMME À RIO ?

MADE IN HAND TV

NEWS

COMME À RIO ?
5 août 2021
5 août 2021

Les Françaises ne sont plus qu'à une marche d'une deuxième finale olympique. Mais pour y parvenir elles devront cette fois battre les Suédoises à Tokyo. (FFHandball/Iconsport)

Les Françaises sont regonflées à bloc. Après une phase de poules délicate, dont elle ne se sont extraits que lors du dernier match face au Brésil (29-22), les vice-championnes d'Europe ont sorti leur match référence en quarts de finale contre les Pays-Bas, concassés mardi à Tokyo par le collectif tricolore (32-22). Une démonstration devant les championnes du monde en titre qui a semble-t-il effacé d'un seul coup les doutes nés d'une première semaine hésitante. Alors, avant de rentrer de plain-pied vendredi dans la course à la médaille, l'optimisme est de mise dans le camp tricolore. ''Il faudra gagner et je pense qu’on va gagner, lâchait la capitaine Coralie Lassource dans l'euphorie de la qualification. Voilà, franchement on va aller chercher cette médaille, il n’y a plus le choix là.''

Evidemment, les Suédoises, elles-aussi sans pitié avec la Corée du Sud en quarts (39-30), ne l'entendent pas de cette oreille. ''Comme je le dis souvent, parmi quatre équipes majeures (France, Pays-Bas, Russie et Norvège) qui visent les demi-finales, en général l’une d’elles n’est pas là, explique l'expérimenté Olivier Krumbholz, lequel s'apprête à disputer sa onzième demi-finale à la tête de l'équipe de France. Les Pays-Bas sont éliminés et il y aura un invité surprise, ce sera la Suède, qui mérite largement sa place en demies, confie-t-il. Ce sera un adversaire extrêmement dangereux.''

L'équipe de France monte en puissance

Les deux équipes se sont déjà opposées au Japon la semaine dernière et après une âpre bataille elles s'étaient quittées dos à dos (28-28). ''On leur avait posé des problèmes mais ce n’était pas suffisant, se souvient le sélectionneur. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et l’équipe de France a avancé.'' Elle a progressé, à l'image de ses gardiennes de but qui montent en puissance au Japon, les 21 arrêts d'Amandine Leynaud à 51% d'efficacité contre les Néerlandaises resteront comme un chef d'oeuvre de ce tournoi olympique.

C'est d'ailleurs encore sur la défense, le socle de tous ses succès, qu'Olivier Krumbholz compte s'appuyer pour performer dans le dernier carré. ''La défense est l’ADN de tous les grands entraineurs. Certes, les supporters aiment le beau jeu mais le plus rentable, c’est la défense, estime le Lorrain. Et la défense, c’est merveilleux car c’est la combativité qui s’exprime. Cela permet aux joueuses un peu moins talentueuses ballon en main de s’exprimer. Ce sont les fondations de la maison tant sur la performance que sur les valeurs que l’on veut défendre.'' Il leur faudra encore exceller dans ce secteur samedi, autour de la tour de contrôle Béatrice Edwige, pour contrer le jeu offensif bien huilé des Suédoises. Avec l'espoir de rééditer l'exploit de Rio de 2016, lorsqu'elles avaient éliminé les Pays-Bas pour se hisser pour la première fois en finale des Jeux olympiques. L'histoire serait belle d'imiter les Français au Japon, elles qui leur avaient montré le chemin à suivre il y a cinq ans au Brésil.

Demi-finales (heure française, pour l'heure locale il faut ajouter +7h)
France – Suède 10h
Norvège – Russie 14h

Régis Aumont