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6 août 2021
6 août 2021

Victorieuses de la Suède (29-27), les Bleues disputeront dimanche une deuxième finale olympique de suite. Comme à Rio, ça rigole pour le handball français à Tokyo. (FFHandball/Iconsport)

Incroyable mais vrai. Vingt-quatre heures après les Français, les Françaises se sont à leur tour qualifiées pour la finale des Jeux olympiques de Tokyo. Cinq ans après les deux médailles d'argent ramenées de Rio, les deux équipes de France auront donc une nouvelle chance de monter sur la plus haute marche du podium, ce que les garçons ont déjà fait à deux reprises (2008, 2012) à l'inverse des filles. Mais sur ce qu'elles montrent depuis trois matchs, les joueuses d'Olivier Krumbholz auraient tort de ne pas croire en un destin doré au pays du soleil-levant. Pas loin de se faire sortir en poules, elles ont retrouvé de leur superbe face au Brésil lors d'un véritable huitième de finale (29-22) avant de moucher les championnes du monde néerlandaises en quarts (32-22). Vendredi, pour leurs retrouvailles avec les Suédoises huit jours après un premier duel sans vainqueur (28-28), les Tricolores sont restées sur la même dynamique pour s'imposer à la force du poignet (29-27).

Si les Scandinaves étaient les premières à dégainer, à l'image de l'excellente Jamina Roberts (2-5, 8ème), les Françaises ne tardaient pas à réagir. Grace Zaadi faisait admirer sa large palette technique, à la finition comme à la distribution, et les Bleues, bien que très souvent sanctionnées de deux minutes en première période, parvenaient pour la première fois à prendre le score (11-10, 24ème). Une avance de +1 qu'elles conservaient au moment de rentrer aux vestiaires (15-14, MT). Les deux équipes se rendaient coup pour coup au début du deuxième acte, mais la Suède connaissait un véritable coup dur après la troisième sanction, certes sévère, qui coûtait à sa pivot Linn Blohm de suivre la fin de la partie en tribunes (40ème). "Le carton rouge de Blohm a été un tournant", dira un peu plus tard Allison Pineau, en échec aux penalties aujourd'hui, comme l'équipe de France créditée d'un vilain 0/4, mais précieuse à bien des égards. 

"On a les nerfs solides" (Cléopâtre Darleux)

Effectivement, sans l'une de ses pièces maîtresses en défense, l'équipe de Tomas Axner n'était plus aussi efficace. Les Françaises, bien aidées par la bonne rentrée de Cléopâtre Darleux dans la cage (7 arrêts en 30 minutes), en profitaient pour prendre trois buts d'avance pour la première fois (27-24, 54ème). "Les deux équipes se sont tenues quasiment tout le match mais on était peut-être un peu plus fort physiquement et mentalement dans le dernier quart d'heure", appréciait Olivier Krumbholz une fois la victoire acquise. "C'était vraiment tendu tout du long mais on a les nerfs solides, jubilait Cléopâtre Darleux. On a tenu le coup jusqu'à la fin." Malgré des imprécisions dans les dernières possessions, l'équipe de France validait sa deuxième qualification pour une finale olympique, la deuxième en cinq ans.

"Je suis très heureuse de retourner dans une finale olympique, jubilait Allison Pineau au micro de France Télévision. Ça a été dur et long à se dessiner. On a fait un match solide. Il ne fallait pas se précipiter." L'arrière, l'une des anciennes du groupe, sent que l'équipe monte en puissance au fur et à mesure que le tournoi avance. "Les premiers matchs ont été difficiles mais il y a eu un tournant contre le Brésil, confie-t-elle, alors qu'une réunion entre les joueuses avant ce match face aux sud-américaines avait permis de remettre les choses à plat. Maintenant on est là où on voulait être, mais je veux juste l'or. Il reste un match." Le match d'une carrière pour certaines joueuses qui n'auront plus l'occasion de disputer d'autres Jeux olympiques. Et après la défaite de Rio face à la Russie, les Françaises ne veulent pas entendre parler d'une deuxième médaille d'argent.

France - Suède : 29-27 (15-14)
Yoyogi National Stadium, à Tokyo - Huis clos

France 
Gardiennes : Darleux (29', 7 arrêts sur 20) - Leynaud (27', 3 arrêts sur 16) / Nocandy (1/2- Coatanea (1/3) - Valentini (2/2) - Pineau (3/5) - C. Lassource (1/2, cap) - Zaadi-Deuna (7/13) - Niakaté (1/4) - Sercien-Ugolin (3/4) - Flippes (3/5) - Edwige - Foppa (5/5) - Nze-Minko (2/3) - Exclusions temporaires : Sercien-Ugolin - Flippes - Edwige - Foppa - Nze-Minko (2)
Entraîneur : Olivier Krumbholz

Suède
Gardiennes : Bundsen (47', 5 arrêts sur 27) - Ryde (10', 4 arrêts sur 11) / Stromberg (1/5) - Blohm - Roberts (5/8) - Petren - Lundstrom (1/2) - Westberg (6/7) - Lagerquist (1/2) - Lindquist (2/4) - Hagman (3/5) - Thorleitsdtorrir - Hansson (2/3) - Carlson (6/8) - Exclusions temporaires : Blohm (2) - Roberts - Carton rouge : Blohm
Entraîneur : Thomas Axner

Demi-finales (heure française, pour l'heure locale il faut ajouter +7h)
France - Suède 29-27
Norvège - Russie 26-27

Régis Aumont