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PROFIL CLUB

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UN TENANT CONVAINCANT
21 janvier 2020
21 janvier 2020

Impressionnants de maîtrise collective, les Espagnols, qualifiés pour les demi-finales, ont de sérieux atouts à faire valoir pour aller au bout de ce championnat d'Europe.

Si le Danemark, la France et à un degré moindre la Suède sont passés au travers lors de cet Euro 2020, un autre favori, sans faire grand bruit, répond aux attentes depuis le début de la compétition. Après six matchs, l'Espagne reste invincible et, depuis lundi soir et son succès obtenu face à la Biélorussie (37-28), qualifiée pour les demi-finales au même titre que la Croatie. C'est tout sauf une surprise au vu du jeu produit par la Roja à Trondheim (Norvège) puis à Vienne (Autriche). D'ailleurs, aucune équipe n'a jusque-là rivalisé avec les Espagnols, toujours aussi juste tactiquement sous la coupe de Jordi Ribera, arrivé à la tête de la sélection après les Jeux olympiques de Rio.

Les champions d'Europe en titre n'ont certes pas encore croisé la route des tout meilleurs, mais l'Allemagne, qui pouvait légitimement aspirer à faire une médaille, n'a pas résisté bien longtemps lors du tour préliminaire (26-33). Pas plus que la Lettonie (22-33), les Pays-Bas (25-36), la République tchèque (25-31), l'Autriche (26-30) et donc la Biélorussie. Avec son jeu bien en place, et de nombreux anciens garants de l'identité de l'équipe (Aguinagalde, Raul Entrerrios, Morros, Sarmiento, Maqueda, Cañellas), l'Espagne a des airs d'équipe à battre après la déroute de certains de ses historiques rivaux.

Meilleure attaque, meilleurs gardiens

Derrière sa défense rugueuse et performante, les Ibères peuvent se targuer de posséder la meilleure paire de gardiens de ce championnat d'Europe. Le Barcelonais Gonzalo Perez de Vargas (47 arrêts à 35%) et le futur ex-Parisien Rodrigo Corrales (34 arrêts à 35%) se partagent le temps de jeu avec efficacité. Ils possèdent aussi, avec plus de 33 buts en moyenne par rencontre, l'attaque la plus prolifique du tournoi. Et, marque des grandes équipes, le danger peut venir de partout. Si Jorge Maqueda et Angel Fernandez en sont les meilleurs réalisateurs (26 buts), ils sont pas moins de dix joueurs à avoir déjà fait trembler les filets à dix reprises minimum. Un casse-tête pour les défenses adverses, souvent sans réponse face à la variété des offensives espagnoles.

Assurés de rallier Stockholm à la fin de la semaine pour les finalités de l'Euro, les Espagnols et leurs cinq représentants de Lid Starligue (Corrales, Morros, Sole, Goni Leoz, Sarmiento) vont véritablement entrer dans le vif du sujet. Ils passeront même avant cela, mercredi, un test révélateur face à la Croatie, toujours difficile à manœuvrer. Et si les deux équipes ont déjà en poche leur ticket pour le Final Four, la première place de la poule permettrait sans doute de ne pas croiser en demi-finales avec la Norvège, l'autre épouvantail de ce tournoi continental. Une donnée que les partenaires de la gâchette Alex Dujshebaev, eux aussi en quête de leur qualification olympique, auront forcément en tête à l'heure de défier des Croates, comme eux toujours invaincus.

Par Régis Aumont