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PARDIN SUR LE BON CHEMIN

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PARDIN SUR LE BON CHEMIN
7 janvier 2021
7 janvier 2021

L'une des rares satisfaction tricolores mardi en Serbie, le gardien d'Aix-en-Provence réalise à tout juste 31 ans ans le meilleur début de saison de sa carrière.

Dans la faillite de Zrenjanin mardi, il a été l'un des seuls, avec Melvyn Richardson et Luc Abalo, à ne pas sombrer. Wesley Pardin, entré au relais de Vincent Gérard à la mi-temps, a un temps réussi à retarder l'échéance en effectuant sept arrêts en seconde période. Cela n'a pas suffi pour éviter la défaite à l'équipe de France pour son premier match de l'année, mais le gardien tricolore a incontestablement marqué des points à l'occasion de ce premier acte face à la Serbie. Numéro 3 dans la hiérarchie des Bleus il y a un an, le Martiniquais semble avoir déjà pris du galon puisque cette fois c'est Yann Genty, le troisième gardien du groupe retenu par Guillaume Gille, qui a suivi le match depuis les tribunes. Une juste récompense pour Pardin qui, à l'instar de son club d'Aix-en-Provence, réussit un fantastique début de saison.

Autrefois critiqué pour son irrégularité, le dernier rempart du PAUC fait preuve d'une constance remarquable depuis le mois de septembre. Meilleur gardien de Lidl Starligue avec 141 arrêts en tout juste dix rencontres, il est aussi celui qui affiche le meilleur pourcentage d'efficacité (38.7%). Lors des six derniers matchs avec son club, entre le 25 novembre et le 19 décembre, il a respectivement effectué 20, 14, 16, 15, 15 et 16 parades, jouant à chaque fois un rôle déterminant dans les victoires d'Aix, surprenant troisième du championnat au moment d'atteindre la trêve internationale. Ses prestations ne sont évidemment pas passées inaperçues, surtout dans une période plutôt creuse pour l'équipe de France au poste si crucial de gardien de but.

Et pourquoi pas titulaire ?

Depuis la retraite de Thierry Omeyer, en 2017, Vincent Gérard s'était imposé comme le gardien n°1 des Bleus dans la foulée d'un énorme Mondial. Mais le Nordiste a eu un petit peu de mal à confirmer et sort d'un exercice délicat avec le PSG. Il garde néanmoins la confiance du staff tricolore et a retrouvé un peu de son efficacité ces derniers mois. Derrière, Yann Genty, lui aussi parisien désormais, est en difficulté depuis son exceptionnelle saison 2018-2019 à Chambéry. Robin Cantegrel, aujourd'hui au Vardar Skopje, a été appelé en stage sans qu'il y ait de suite, alors que le Nîmois Rémi Desbonnet a enfin connu le bonheur de découvrir la Maison du Handball lors du rassemblement des Bleus à la fin du mois de décembre. Enfin, Cyril Dumoulin, plus vu en sélection depuis sa grave blessure au genou survenue lors du Mondial 2019, n'a pas eu une nouvelle chance depuis. Dans ce contexte, la place de Pardin parmi les vingt Français amenés à s'envoler pour l'Egypte est indiscutable. La question serait plutôt de savoir si à 31 ans, il les a eus le 1er janvier, il ne serait pas aujourd'hui le candidat le plus crédible pour garder la cage tricolore.

Joueur d'instinct, d'allure nonchalante, l'ancien pensionnaire du Fénix Toulouse, pendant dix ans (2008-2017), est un gardien explosif très fort dans les duels au près. Assez peu expérimenté en équipe de France (18 sélections), Pardin a montré plusieurs fois qu'il n'avait pas froid aux yeux quand on faisait appel à lui. Dans une équipe de France en mal de confiance et de repères, il a certainement Une belle carte à jouer en ce mois de janvier. La sélection pour la revanche contre la Serbie, programmée samedi à Créteil (19h), pourrait déjà confirmer s'il reste dans les 16 qu'il a bien franchi un palier dans la hiérarchie des gardiens. Et s'il continue sur la lancée de son excellent début de saison, il n'y a pas de raison pour que le natif du Lamentin ne soit pas l'un des belles surprises du championnat du monde, le premier de sa carrière.

Par Régis Aumont