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14 janvier 2020
14 janvier 2020

Déjà éliminée, l'équipe de France doit se servir de son dernier match de l'Euro contre la Bosnie pour préparer l'avenir.

Avant de quitter la Norvège, aux aurores mercredi matin (6h30), l'équipe de France a un dernier match à disputer, pour du beurre ou presque - le classement final de l'Euro aura une incidence sur l'identité de l'adversaire des Bleus lors des barrages pour le Mondial 2021 – face à la Bosnie. Dans un Spektrum de Trondheim certainement clairsemé, on imagine aisément les difficultés que pourraient éprouver les Français à trouver de la motivation. La déception d'être passés à côté de la compétition est encore toute fraîche et, malgré une petite sortie collective en centre-ville hier pour prendre un café, l'ambiance n'est vraiment pas à la fête. Mais, alors que se profile dans trois mois un tournoi de qualification olympique à domicile (16-19 avril), l'équipe de France ne peut rien négliger dans sa tentative de reconstruction. Le temps presse et toutes les périodes de travail sont bonnes à prendre.

Cette rencontre contre la Bosnie, elle aussi battue lors de ses deux premières sorties et donc également éliminée, ne doit donc pas être vécue comme un supplice mais servir de point de départ pour les grandes échéances à venir. Ce sera notamment l'occasion de travailler sur les situations offensives, les enclenchements, la fluidité des transmissions, bref tout ce qui a fait défaut contre le Portugal et la Norvège. Didier Dinart, qui a par ailleurs insisté pour que les joueurs restent une journée de plus ensemble à la Maison du Handball à leur retour en France, pour tout se dire une dernière fois avant que chacun retourne à son quotidien, devrait essayer de donner du temps de jeu à tous ses joueurs, notamment à ceux qui ont peu ou pas joué dimanche (Pardin, Porte, Richardson, Grébille, Tournat, Sorhaindo, Prandi...).

Le résultat comptera cette fois moins que la manière. Touchés moralement, les Français ont besoin de reprendre confiance, individuellement et collectivement. Leurs qualités ne se sont pas évaporées dans les fjords norvégiens. Mais, mal utilisées, elles ne leur ont pas permis d'exister dans ce championnat d'Europe. Rebâtir une équipe compétitive grâce à un bon assemblage de ses talents, telle est désormais la tâche du staff tricolore, vivement critiqué ces dernières heures. Et ça commence maintenant.

Par Régis Aumont