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AYGLON MISE HORS-JEUX !
22 janvier 2020
22 janvier 2020

Joueuse la plus ancienne et la plus capée de l'équipe de France, Camille Ayglon-Saurina ne pourra pas terminer sa carrière internationale à Tokyo l'été prochain. Ainsi en a décidé le sélectionneur Olivier Krumbholz.

Elle rêvait d'aller à Tokyo et de clore de la plus belle des manières son histoire avec l'équipe de France. Mais Camille Ayglon-Saurina, appelée en Bleue pour la première fois en 2006, ne disputera pas l'été prochain les Jeux Olympiques pour la quatrième fois de sa carrière. L'arrière droite, la plus ancienne (34 ans) et la plus capée de l'équipe de France (270 sélections), a été prévenue mercredi dernier, avant une rencontre de championnat entre son club de Nantes et Paris 92, qu'elle ne ferait pas partie de la liste des 14, selon une information de nos confrères de France Bleu Loire Océan et Ouest-France. C'est Olivier Krumbholz, lequel avait effectué le déplacement dans la capitale la semaine passée, qui lui a annoncé en personne.

Cette nouvelle résonne évidemment comme une onde de choc dans le microcosme du handball. Très appréciée de ses partenaires, Camille Ayglon-Saurina sortait toutefois d'un championnat du monde raté à la fois sur le plan collectif - avec une élimination des Bleues dès le tour préliminaire - et personnel. A peine revenue d'une blessure à la main, la Nantaise, depuis quelque temps utilisée essentiellement en défense, avait connu l'affront d'être envoyée en tribunes en cours de tournoi. Un signe fort de la part du staff tricolore qui augurait de l'avenir. Alors qu'Olivier Krumbholz fait face à des choix cornéliens pour réduire son groupe à 14 éléments, contre 16 pour un Mondial ou un Euro, il a tranché dans le vif. Pour Camille Ayglon-Saurina, cette décision va marquer la fin de sa carrière internationale riche d'un titre mondial (2017), d'un Euro (2018), mais aussi de plusieurs médailles dont celle en argent ramenée de Rio en 2016.

Son investissement sur et en dehors du terrain méritait certainement une fin plus heureuse. Mais pour tenter d'aller chercher dans six mois le premier titre olympique de l'équipe de France féminine, Olivier Krumbholz a estimé que la gauchère n'était plus aujourd'hui la mieux armée.

Par Régis Aumont