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KRUMBHOLZ : "UNE TRÈS GRANDE CONFIANCE"

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KRUMBHOLZ : "UNE TRÈS GRANDE CONFIANCE"
8 novembre 2019
8 novembre 2019

Après avoir dévoilé sa liste pour le Mondial au Japon (30 nov.-15 déc.), Olivier Krumbholz a dévoilé les ambitions de l'équipe de France, tenante du titre et très motivée, même si l'objectif ultime de de la saison demeure les JO l'été prochain à Tokyo.

L'équipe de France est à l'aube d'une saison incroyable avec ce championnat du monde qui sera suivi quelques mois après par les Jeux olympiques. Etes-vous impatient ?
Oui, c'est une saison qui est très particulière. Il y a plein d'éléments. Déjà le fait que l'on a gagné les deux dernières compétitions. Qu'on va aller deux fois au Japon. Que les Jeux olympiques seront, à coup sûr, la dernière compétition pour pas mal de nos anciennes et qu'elles veulent à tout prix finir en beauté. Clairement, elles rêvent de l'or aux JO l'été prochain. Maintenant, ce qui nous préoccupe c'est le championnat du monde. On le prépare avec beaucoup de minutie. C'est compliqué et complexe mais on se dit que de toute façon dans cette complexité on se doit d'être meilleur que les autres, et les problématiques que l'on rencontre à l'approche de ce Mondial sont les mêmes pour tout le monde. On a fait des choix, notamment de se déplacer très tôt au Japon avec cette participation au Test event* pour pouvoir performer dès le début de la compétition. Ce qui sera très important parce que notre poule est très relevée. Il faudra être bon tout de suite.

Dans cette saison très longue, la totalité des joueuses disponibles a été volontaire pour disputer ce championnat du monde.
Je pense que c'est l'effet du collectif et le plaisir qu'elles ont à être ensemble. L'idée aussi que certaines se rapprochent de la fin et elles veulent utiliser toutes les opportunités possibles pour à la fois continuer l'aventure et puis pour gagner des médailles. C'est agréable de gagner des médailles, surtout quand c'est la plus belle. Et je pense qu'elles ont une très grande confiance en elles, ce qui est une bonne chose. On peut capitaliser sur cette confiance. Maintenant, comme je dis toujours, tout peut être un avantage et tout peut être un désavantage. On va arriver en pleine confiance mais n'oublions pas qu'on va faire face à des adversaires qui eux vont être plein d'agressivité pour réussir à se qualifier pour les Jeux olympiques. Il va falloir utiliser le contexte en notre faveur par rapport à des adversaires qui vont jouer leur vie pour essayer d'aller à Tokyo alors que nous on y est déjà.

"Celles qui ne seront pas performantes n'auront pas marqué des points pour les Jeux olympiques"

Qu'est-ce que cela change justement pour vous ?
Pour le coach ça apporte quand même pas mal de sérénité. Quand vous jouez votre peau sur un TQO, vous jouez quatre années de travail sur un week-end. C'est que du bonheur d'avoir déjà notre billet en poche. On l'a acquis à la force du poignet et on compte bien avoir la concentration, l'agressivité nécessaire, mais aussi peut-être la lucidité que les autres n'auront pas. On va pouvoir jouer avec un maximum de motivation mais sans trop de stress.

Est-ce cette sérénité qui vous permet d'annoncer sans trop de problème l'objectif d'aller chercher un nouveau titre mondial ?
Moi je ne peux pas annoncer le contraire de ce que les joueuses annoncent (rires). Mais très honnêtement je serais content d'aller en demi-finales et de ramener une médaille. Mais c'est vrai qu'avec ce groupe, plus ça va avancer et plus il va être opérationnel. L'entraîneur va essayer de rendre l'équipe performante immédiatement. Quant à elles je sais que plus elles vont gagner des matchs et plus elles vont se sentir à l'aise dans la compétition. Le plus gros danger c'est le début de la compétition, qu'on ne soit pas assez prêt. Donc on va les secouer ce qu'il faut pour entrer dans le tournoi en étant quasiment au maximum de ce que l'on peut donner.

D'autant que la nouvelle formule de la compétition** n'offre pas trop le droit à l'erreur.
Oui, la nouvelle formule est très dure avec seulement trois qualifiés lors du tour préliminaire. On est quand même tombé dans une poule terrible (avec le Danemark, l'Allemagne, le Brésil, la Corée et l'Australie, ndlr). Ça va être compliqué pour tout le monde de sortir de la poule. Je vais dire la bêtise habituelle : prenons les matchs un par un et essayons déjà de battre la Corée d'entrée. Si on gagne ce match-là ça nous mettra plus à l'aise pour pouvoir enchaîner.

Ce Mondial va-t-il vous servir d'évaluation en vue des JO ?
Oui, et je pense que les joueuses en sont totalement conscientes. On ne peut pas penser que les joueuses ne voient pas clair. Elles savent compter. Elles savent que le groupe passera de 16 à 14. Elles savent aussi qu'il y a des jeunes qui poussent derrière. J'ai fait le choix de faire confiance aux anciennes sur ce championnat du monde mais il ne faut pas me demander des miracles. Celles qui ne seront pas performantes n'auront pas marqué des points pour les Jeux olympiques.

* compétition amicale qui réunira à Tokyo la France, le Japon, le Brésil et la Slovénie du 21 au 24 novembre
** Seules les trois premières de chaque groupe de six accéderont au tour principal du Mondial, contre quatre par le passé

Propos recueillis par Régis Aumont