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KARABATIC : "UN GROS POINT NOIR DE NOTRE AVENTURE"

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KARABATIC : "UN GROS POINT NOIR DE NOTRE AVENTURE"
12 janvier 2020
12 janvier 2020

Evidemment déçu de l'élimination de l'équipe de France après seulement deux matchs dans cet Euro, l'illustre arrière gauche espère que cet échec servira aux Bleus pour vite rebondir.

Quel est votre ressenti après cette défaite synonyme d'élimination ?
Il y a forcément beaucoup de déception, pour nous et pour nos supporters. Ce n'est pas la manière dont on voulait jouer cet Euro. Ce soir, on s'est battus, on y a cru pendant un moment, même si on faisait des erreurs on a su passer au-delà et ne pas perdre confiance dans un match qui était très tendu des deux côtés. Et et à la fin, ce qui nous avait causé du tort face au Portugal, c’est encore ce qui nous coûte.

Qu’est-ce qui a encore manqué ce soir ?
Des problèmes de réglage, des mésententes collectives, des erreurs individuelles, moi le premier… Ça nous a coûté cher, et ça ne pardonne pas face aux vice-champions du monde, en plus chez eux. On est tristes et très déçus, ce n'est pas le résultat qu'on doit avoir quand on porte ce maillot.

"Tout changer, ce n’est pas ma décision"

La France est-elle à sa place à l’heure actuelle ?
Bien sûr que non. On s’est mal habitué à des podiums et déjà quand on finissait troisième, on parlait de déception ou de compétition pas réussie. Ce n’est pas la place à laquelle on aspire et à laquelle l’équipe de France doit finir quand on regarde les joueurs qui la composent. Quand tu n’arrives pas à concrétiser ton potentiel et les espoirs qui sont mis en toi, c’est très difficile.

Faut-il tout changer avant le tournoi de qualification olympique ?
Je ne pense pas que ce soit le moment d’en débattre, ni que je sois le mieux placé pour en parler. Il faut analyser. Tout changer, ce n’est pas ma décision.

Que faut-il faire, alors ?
Le plus important c’est de savoir ce qui sera fait de cet épisode. C’est un gros point noir de notre aventure mais on en a eu d’autres par le passé. Tout jeter ne me parait pas être une bonne solution, il faut rebâtir notre confiance collective. C’est un gros chantier mais il faut se poser les bonnes questions.

Propos recueillis par Kevin Domas, à Trondheim (Norvège)