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NOCANDY : ''PROFITER DU MOMENT''

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NOCANDY : ''PROFITER DU MOMENT''
18 novembre 2019
18 novembre 2019

L'une des nouvelles pépites du handball français, qui s'apprête à disputer sa première grande compétition internationale dans une dizaine de jours, s'est confiée juste avant de s'envoler avec l'équipe de France vers le Japon.

Comment allez-vous à quelques heures de partir pour le Japon (le vol des Françaises était programmé lundi après-midi, ndlr) ?
Je vais très bien. Je suis contente de faire partie des dix-huit joueuses qui partent pour le Japon*. C'est déjà exceptionnel pour moi. J'ai hâte que ça commence. C'est excitant d'aller dans un autre pays, sur un autre continent. Même s'il y a presque le même décalage horaire qu'avec la Guadeloupe, ce n'est pas la même culture (rires). C'est à l'autre bout de là où je suis née. Ça va être une grande nouveauté.

Comment vous sentez-vous au sein de cette équipe de France ?
Je me sens bien. Je n'ai fait que deux stages pour le moment et ça s'est plutôt bien passé. J'ai la capacité d'amener de nouvelles choses parce que mon jeu est un petit peu atypique. Même si des fois c'est compliqué, par exemple, de trouver les timings, quand je vais un petit peu trop vite, mais il y a des gens qui m'aident à progresser tout le temps. Que ce soit ici ou que ce soit en club. A moi de prendre tout ce que je peux prendre et continuer à avancer.

Quelles sont vos attentes sur ce championnat du monde à titre personnel ?
Prendre de l'expérience pour mes objectifs futurs. Profiter du moment parce que c'est quand même exceptionnel pour moi déjà d'y être. C'est déjà bien. Je vais voir comment ça se passe. Ce n'est quand même pas la même chose que d'être en France junior ou France jeunes.

''Les Jeux 2024, c'est ça que j'ai en tête''

Qu'est-ce qui serait une compétition réussie pour l'équipe de France ?
C'est de gagner le titre. Elles l'ont déjà fait. La plupart des filles ont été championnes du monde en Allemagne il y a deux ans. On ne va pas aller au Japon pour perdre ce titre. Ce serait bien de ramener une nouvelle étoile à la France. Ce sera une belle compétition, une grande compétition, et je pense que cette équipe-là ne va pas faire de la figuration.

Il y a huit mois vous n'étiez pas dans cette équipe. Avez-vous l'impression que ça va vite ?
Ça va vite, je n'ai que 21 ans. Je prends ça comme une récompense et que si il (Olivier Krumbholz, ndlr) me prend c'est qu'il pense que j'ai la capacité d'apporter quelque chose.

Aviez-vous ce Mondial en tête au moment de préparer la saison l'été dernier ?
Non, je ne pensais pas à ce championnat du monde quand j'étais à Metz. Je travaille pour un objectif, ce n'est pas celui-ci mais je sais que ce Mondial peut me permettre d'avancer pour ce que je veux faire. C'est une étape pour mon objectif n°1.

Qui est ?
Les Jeux 2024, c'est ça que j'ai en tête. Des JO en France. J'aurai 26 ans. Normalement je serai au maximum de mes capacités, physiques et intellectuelles. Ce championnat du monde au Japon, peut-être les Jeux olympiques de l'année prochaine et tout ce qui suivra ce seront des étapes pour être au top en 2024. C'est mon objectif.

*Pauletta Foppa et Tamara Horacek, qui font partie de la liste des 20, ne rejoindront leurs coéquipières au Japon que le 25 novembre, après les matchs de préparation.

Propos recueillis par Régis Aumont