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Made in Hand, Handball, Equipe de France, Didier Dinart, Tournat, Grébille, Caucheteux, Richardson, Lagarde, Nyokas

LE CASSE-TÊTE DE DINART

News

Par regisaumont
Mis à jour le lun 07/01/2019 - 10:20

LE CASSE-TÊTE DE DINART

Le dernier match de préparation de l'équipe de France, lundi face à la Slovénie, sera la dernière occasion pour le sélectionneur des Bleus de voir ses joueurs avant d'arrêter sa liste pour le Mondial.

Emmener quatre pivots ? Six gauchers ? Quels ailiers gauches ? A la veille de donner sa liste de seize joueurs pour le Mondial 2019, Didier Dinart se pose encore un tas de questions. Il lui reste un match, ce lundi soir à Rouen contre une équipe de Slovénie dévorée lors de la première manche (34-25), et une nuit pour trancher. Mardi midi, devant un parterre de journalistes impatients, le sélectionneur des champions du monde annoncera le nom des quatre joueurs présents depuis le début de la préparation au lendemain de Noël qui ne débuteront pas le championnat du monde.

Rarement une liste n'aura été sujette à autant d'interrogations. Avec Nikola Karabatic comme seul blessé, certes une absence de taille, et pléthore de joueurs de talent, l'équipe de France fait face à un problème de riches. Un véritable casse-tête pour le staff qui cherche encore la meilleure combinaison possible. "La date fatidique arrive et c’est peut-être le mauvais moment de l’entraîneur, admettait Didier Dinart après le large succès face aux Slovènes. Certains joueurs se sacrifient et il va falloir les écarter même s’ils n’ont pas démérité, résumait l'ancien meilleur défenseur du monde. Ça fait partie de mon travail. Avoir un groupe de 20 oblige à se creuser les méninges pour que tout le monde soit concerné à l’entraînement et en match."

Aucune certitude pour les arrières gauches

Ses joueurs ne lui facilitent pas la tâche. Depuis le premier jour de stage à la Maison du Handball jusqu'au match de samedi au Kindarena, tous les joueurs répondent aux attentes. Encore un peu derrière Ludovic Fabregas, Luka Karabatic et Cédric Sorhaindo dans la hiérarchie, Nicolas Tournat pourrait bien pousser le staff à emmener quatre pivots en Allemagne. Le Nantais fut encore impeccable contre la Slovénie (5/5) et ses qualités de finisseur sont difficiles à mettre de côté. Sa relation avec Nicolas Claire, qui le trouve les yeux fermés, est un autre atout pour le futur joueur de Kielce. Embouteillage il y a aussi chez les gauchers. Laissés en tribunes ce week-end, Luc Abalo et Adrien Dipanda sont-ils en danger ? "Il n’y a pas d’indices à chercher dans les joueurs en tribunes", a répondu le sélectionneur. Peut-être moins explosif que par le passé, le Parisien a pour lui une expérience de ces grands rendez-vous et une faculté toujours intacte à débloquer des situations. Le Raphaëlois est un pilier de la défense, secteur primordial pour Didier Dinart.

Reste que Dika Mem, Valentin Porte et Nedim Remili seront certainement du voyage. Bien moins expérimenté, Melvyn Richardson, six sélections au compteur, a de grandes chances de disputer sa première grande compétition internationale. Son début de saison avec Montpellier, sa polyvalence arrière-ailier, le rendent presque indiscutable. Pourtant, numériquement, il apparaît impossible que les Bleus débarquent outre-Rhin avec quatre pivots et six gauchers. Alors qui restera à quai ?

Les autres coupes devraient intervenir côté gauche où au moins un ailier ne préparera pas ses valises. Michaël Guigou, proche des 37 ans, reste indiscutable. Il a encore démontré il y a quarante-huit heures sa faculté à bonifier le jeu des Bleus. Derrière le magicien, le buteur Raphaël Caucheteux et le revenant Mathieu Grébille, recyclé à l'aile, n'ont aucune certitude. D'autant que Kentin Mahé peut toujours être utilisé sur le poste. Enfin, un arrière gauche voire deux pourrait aussi faire les frais de la richesse de l'effectif de l'équipe de France. Et là aussi difficile de deviner quel choix sera fait. Timothey N'Guessan possède sans doute une petite avance sur les Nantais Olivier Nyokas et Romain Lagarde mais cela reste très ouvert. La dernière heure de jeu lundi soir pourrait bien compter double. C'est là tout le sel de cette ultime rencontre à quatre jours du premier match des Français contre le Brésil en Allemagne.

Par Régis Aumont

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