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ZAADI : "ÇA FAIT DU BIEN DE SE REVOIR"
29 septembre 2020
29 septembre 2020

Installée à Rostov sur-le-Don depuis août, la demi-centre est très heureuse de retrouver l'équipe de France pour disputer cette semaine la première étape de Golden League.

Comment s'est passée votre installation à Rostov ?
Ça s'est bien passé. J'ai mis un peu de temps à arriver à cause des problèmes de visa liés à la situation sanitaire. Les gens ont été très accueillants. Je n'ai pas trop galéré une fois sur place, tout était prêt, un appartement, une voiture... Je prends encore mes marques dans la ville. Je me balade, je visite dans mes moments libres. C'est une ville agréable où il fait bon vivre. Bon là il faisait beau, j'ai quitté la Russie il faisait encore 25 degrés. La vie à Rostov ne doit pas être la même en plein hiver (rires). Il y a beaucoup de choses à faire, c'est très vivant.

Est-ce évident de se faire à la culture russe ?
J'apprends. J'ai toujours été curieuse de découvrir différentes cultures. Je suis encore en train de découvrir. C'est plus au niveau de la langue que c'est difficile. Je commence à me débrouiller pour parler, j'apprends quelques mots à gauche à droite, mais je comprends pas du tout. Avec l'équipe, la communication se fait en anglais. 

Au niveau du handball, comment se passent vos premiers pas dans votre nouveau club ?
La situation est un peu particulière parce que notre nouvel entraîneur n'est pas encore arrivé. Il attend d'avoir les papiers pour nous rejoindre. On a pris un peu de retard au niveau du hand, on bricole encore un peu. Je m'intègre petit à petit dans le groupe. J'apprends à jouer un peu différemment, notamment en défense . Je m'adapte. Je commence à mieux connaître les joueuses. Dans mon rôle de demi-centre, c'est important de connaître les qualités de mes partenaires, ce qu'elles aiment faire, où elles se sentent le plus à l'aise. Je n'ai pu arriver que mi-août alors que la préparation a débuté fin juin donc j'ai pris un peu de retard. Mais ça commence à bien fonctionner.

"C'est un challenge pour moi, une manière de sortir de ma zone de confort"

Pourquoi avoir quitté Metz ?
Je pensais que c'était le bon moment dans ma carrière pour partir. Le bon moment dans ma vie de sportive mais aussi dans ma vie de femme. Tenter une expérience à l'étranger, notamment en Russie où l'on est loin de tout, ce n'est pas une décision facile à prendre. Mais j'avais envie de découvrir autre chose. Une autre culture, un autre style de jeu. J'avais envie de voir ce qui se passe à l'étranger. C'est un challenge pour moi, une manière de sortir de ma zone de confort. Je veux performer dans un milieu qui m'est inconnu. 

Qu'est-ce que cela fait de retrouver toutes vos coéquipières en équipe de France pour la première fois depuis décembre ?
Je suis trop contente. Trop heureuse. Ça fait du bien de se revoir, notamment après cette période compliquée qu'on a passé avec le confinement. On a envie de profiter de tout et de tout le monde. Ce qu'on a ici dans notre groupe, c'est tellement précieux que c'est un peu un bol d'air frais pour nous toutes. On avait maintenu le contact par Skype, par les visios, mais de se retrouver c'est très agréable.  On a eu le temps de ressasser tout ce qui s'est passé au mois de décembre et là on est arrivées assez requinquées.

Est-ce que cela a été difficile de ne pas vous réunir pendant tout ce temps, notamment pour débriefer l'échec du dernier championnat du monde ?
Par défaut on l'a fait en visio-conférences. On a tiré certaines conclusions de ce championnat du monde. Je trouve que c'est pas plus mal maintenant qu'on le mette de côté, mais sans l'oublier. Comme on ne s'est pas vu depuis neuf mois on est en manque de temps. On ne peut pas trop ressasser le passé, ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné. A un moment donné il faut que l'on avance et que l'on reparte sur de nouvelles choses. On a très peu de stages (deux, ndlr) avant l'Euro et il faut qu'on se remette dedans. Il y a une dynamique de travail qui est très positive. C'est vraiment bien là. 

Quel est l'objectif de cette première étape de Golden League, à deux mois de l'Euro ?
Olivier (Krumbholz, ndlr) n'a pas encore fixé d'objectifs. On n'a pas parlé des trois matchs de la semaine. On est concentrés sur le groupe, sur le travail à fournir. On fait des entraînements assez intensifs depuis lundi. Il faut que l'on retrouve du rythme, de la fluidité dans notre jeu et aussi des affinités. On a été longtemps privé de hand, privé de se réunir, et du coup il y a des choses qui doivent revenir. Mais on est tous, joueuses et staff, sur la même longueur d'ondes et on a envie de bien travailler. 

Propos recueillis par Régis Aumont