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Made in Hand, Handball, Equipe de France, Golden League, Béatrice Edwige

EDWIGE, CAP SUR 2020

News

Par Faimano
Mis à jour le ven 22/03/2019 - 17:50

EDWIGE, CAP SUR 2020

Clé de voûte de la défense tricolore, la Messine, future joueuse de Györ, se projette jusqu'aux Jeux de Tokyo. Ce qui était loin d'être une évidence pour elle.

Béatrice Edwige n'est pas la joueuse la plus flashy de l'équipe de France. Mais à l'instar d'une Amandine Leynaud, Estelle Nze-Minko ou Grace Zaadi, elle est aujourd'hui incontournable. Tour de contrôle de la défense, le point fort des championnes du monde et d'Europe, la Parisienne, qui a passé les premières années de sa vie en Guyane, a pris une place grandissante dans le groupe ces dernières années. Heureuse d'avoir retrouvé ses partenaires cette semaine dans le cadre de la Golden League - "On va fêter notre titre avec le public. On va leur rendre tout ce qu'ils nous a données", nous confiait-elle mardi à la Maison du Handball – la pivot n'oublie toutefois pas ce pour quoi elle est venue. ''C'est une semaine de travail pour nous, un rassemblement important parce que les échéances vont vite arriver.''

En effet, fin novembre, les Françaises iront au Japon pour défendre leur titre mondial. Et huit mois plus tard il faudra revenir à Tokyo disputer les Jeux olympiques pour lesquels elles ont déjà leur billet en poche. Deux grands rendez-vous que Béatrice Edwige n'avaient pas vraiment coché dans son agenda. "Au début, honnêtement, je n'avais pas les JO de 2020 en ligne de mire dans ma carrière, avoue-t-elle. Mais aujourd'hui je me rends compte que ça va arriver très vite. C'est dans un an. Donc pourquoi pas 2020. Mais ça ne dépend pas de moi. Je vais me battre comme toutes les autres, je vais travailler."

''La motivation je l'ai toujours''

La combativité, le don de soi, la Messine n'en manque pas. Et à 30 ans, elle a toujours cette flamme intérieure qu'elle sait transformer en énergie communicative sur le terrain. "Si je ne suis pas motivée à jouer un match de haut niveau avec l'équipe de France autant que j'arrête, coupe celle qui côtoie la sélection depuis 2013. Ça a toujours été mon credo. A partir du moment où je ne serais plus motivée, où je n'aurais plus envie, j'arrêterai et je ferai autre chose. La motivation je l'ai toujours, c'est elle qui me fait tenir cet enchaînement des matchs."

Et puis, Béatrice Edwige s'apprête à vivre une nouvelle expérience dans quelques mois. Après trois saisons passées à Metz, elle va s'exporter pour la première fois et pas n'importe où. Györ, la meilleure équipe d'Europe, est venue toquer à la porte. ''Une opportunité folle qui ne se loupe pas à ce moment de ma carrière'', explique la pivot, reconnaissante envers ses dirigeants de la libérer un an avant la fin de son contrat. "Ce n'était pas dans mes plans. Comme je n'avais pas prévu de postuler pour les Jeux de 2020, je n'avais pas prévu de partir à l'étranger à 30 ans. Si ça n'avait pas été Györ je ne serais pas partie. Je serai partie pour aucun autre club. Mais c'est une opportunité qui est folle quand on connaît mon parcours dans le handball. En jouant à Györ je serais obligée de continuer à être performante. C'est aussi pour cela que je vais encore postuler à l'équipe de France."

Béatrice Edwige choisit bien ses mots. Elle ne considère pas sa place comme acquise, loin de là. "Je sais que ce sera difficile pour les Jeux avec les jeunes pivots qui arrivent derrière. Ce sera compliqué mais je vais me battre pour avoir une place." Pour ça on peut lui faire confiance.

Par Régis Aumont

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