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UNE SAISON, DIX QUESTIONS (2/2)

News

Par regisaumont
Mis à jour le mar 03/09/2019 - 21:00

UNE SAISON, DIX QUESTIONS (2/2)

Nous avons tenté de répondre aux principales questions qui se posent avant le début de la Lidl Starligue programmé mercredi. Voici la deuxième partie.

Aix va-t-il se rapprocher du Top 5 ?
OUI
Quatrième budget de l'élite (7.4 millions d'euros), sur les talons de celui du HBC Nantes, le PAUC vise plus haut que la sixième place obtenue la saison dernière. "L’objectif assigné à la direction sportive est désormais la 5e place a minima", peut-on lire dans un communiqué du club publié à la veille du coup d'envoi de la Lidl Starligue. Mais, entre la sixième et la cinquième place du dernier exercice il y avait un véritable fossé symbolisé par les huit points qui séparaient Nîmes d'Aix-en-Provence au classement. Pour intégrer le Top 5, les dirigeants ont mené un recrutement ambitieux avec les signatures de joueurs internationaux confirmés comme Nicolas Claire ou Vid Kavticnik ou encore de Baptiste Bonnefond, le deuxième élément venu de Montpellier. Plus expérimenté, mieux équilibré, l'effectif de Jérôme Fernandez, désormais épaulé d'Edu Fernandez, a tout ce qu'il faut pour poursuivre sa progression et se rapprocher des cinq meilleures équipes du championnat de France. Pour les rattraper, en revanche, on demande à voir.

Les deux promus vont-t-ils se maintenir ?
NON
Depuis la création, en 2011, des play-offs pour attribuer le deuxième accessit à l'élite, jamais les deux équipes promues en Lidl Starligue sont parvenues à se maintenir conjointement. Chartres, champion de Proligue, et Créteil, finaliste de la première édition des Finales organisées à Saint-Brieuc en mai dernier, seront-ils celles-là ? Compte-tenu du niveau toujours plus élevé du championnat de France, la tâche sera cette fois encore compliquée pour les nouveau élèves. Sur le papier, cinq équipes semblent destinées à se battre pour éviter les treizième et quatorzième place : Tremblay, Ivry, Istres, Chartres et Créteil, soient cinq des six équipes avec un budget inférieur à 4 millions d'euros (la sixième étant Toulouse, ndlr). Les Chartrains n'ont pas particulièrement joué la stabilité avec un changement de staff et l'arrivée de huit nouveaux joueurs, dont sept étrangers. A l'image de ce que l'équipe a montré durant la préparation, la sauce risque de prendre un petit peu de temps à prendre. Les Cristoliens, de leur côté, ont préféré s'appuyer sur l'ossature de l'équipe existante avec seulement deux recrues (Molinié et Bratkovic). Pour les deux clubs la route du maintien sera semée d'embûches, la première arrivant dès la deuxième journée avec un importantissime Créteil-Chartres.

Raphaël Caucheteux terminera-t-il meilleur buteur pour la troisième fois de suite ?
OUI
167 buts il y a deux saisons, 179 la saison dernière, Raphaël Caucheteux est un cauchemar pour les gardiens adverses. Meilleur réalisateur des deux derniers exercices, l'ailier de Saint-Raphaël devrait une nouvelle fois figurer en haut de ce classement d'autant plus que son équipe n'a absolument pas changé cet été. Tireur de penalty prolifique (87% de réussite en 2018-2019), le Varois avait devancé le Montpelliérain Melvyn Richardson et le Nîmois Mohammad Sanad la saison passée. Le premier a vu un gros buteur et tireur de jet de sept mètres, Hugo Descat, le rejoindre durant l'intersaison tandis que le deuxième pourrait désormais également partager la tâche des penalties avec l'arrivée de Michaël Guigou à l'USAM. Fahrudin Melic (Chambéry), Mikkel Hansen (Paris), Morten Vium Troelsen (Chartres) seront d'autres sérieux adversaires pour Raphaël Caucheteux. Le nouveau Parisien Gudjon Valur Sigurdsson devait également beaucoup marquer mais il y a foule de buteurs au sein des champions de France. En cela, Raphaël Caucheteux partira encore avec un avantage sur la concurrence.

Yann Genty sera-t-il le gardien le plus prolifique ?
NON
Auteur de 320 arrêts la saison dernière, Yann Genty a remporté pour la quatrième fois de sa carrière le classement des gardiens. Le dernier rempart de Chambéry avait déjà devancé tous ses collègues à l'issue des exercices 2013-2014, 2014-2015 et 2016-2017. Très régulier dans la performance, celui qui a découvert l'équipe de France à 37 ans il y a quelques mois n'a plus rien à prouver à personne. Même pas aux dirigeants du Paris Saint-Germain qui ont décidé de l'associer à Vincent Gérard l'année prochaine. Enormément utilise par Erick Mathé au cours du dernier exercice, Yann Genty pourrait davantage laisser sa place au jeune Julien Meyer cette saison d'autant plus que Chambéry disputera la coupe EHF avec l'objectif minimum de disputer la phase de poules. S'il devait moins jouer, il lui sera sans doute difficile de devancer des gardiens très sollicités comme le Nîmois Rémi Desbonnet. Sans compter que de nombreux portiers de qualité ont rejoint la Lidl Starligue cet été : Marin Sego (Montpellier), Emil Nielsen (Nantes), César Almeida (Toulouse)...

Melvyn Richardson recevra-t-il encore le titre de MVP ?
NON
Honoré au printemps dernier du titre de meilleur joueur de la saison de Lidl Starligue – un résultat qui émane des votes des entraîneurs, joueurs, médias et du public -, Melvyn Richardson est devenu en l'espace de dix mois l'un des tops joueurs de Lidl Starligue. De gros potentiel, l'arrière de Montpellier s'est transformé en véritable leader de son équipe à 22 ans seulement. Une nouvelle dimension renforcée par son rôle de plus en plus grand en équipe de France avec qui il a disputé en janvier dernier sa première grande compétition internationale à l'occasion du Mondial 2019. Reste qu'être désigné MVP du championnat de France deux fois de suite n'est pas une mince affaire. Alors qu'il pourrait moins marquer cette saison avec le MHB, surtout si Hugo Descat continue d'être le tireur n°1 des jets de sept mètres, le Réunionnais fera encore face à une adversité féroce. Et si le PSG venait à dominer son sujet comme la saison dernière, un joueur comme Nedim Remili ne devrait pas être loin de recevoir la distinction individuelle suprême.

Par Régis Aumont

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