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UNE SAISON, DIX QUESTIONS (1/2)

News

Par regisaumont
Mis à jour le mar 03/09/2019 - 21:00

UNE SAISON, DIX QUESTIONS (1/2)

Nous avons tenté de répondre aux principales questions qui se posent avant le début de la Lidl Starligue programmé mercredi. Voici la première partie.

Paris sera-t-il champion pour la sixième année de suite ?
OUI.
Sur la grille de départ de cette saison 2019-2020, le Paris Saint-Germain présente une nouvelle fois l'effectif le plus solide. Thierry Omeyer et Uwe Gensheimer ont été remplacés par d'autres cracks, Vincent Gérard et Gudjon Valur Sigurdsson, qui ont eux aussi de l'expérience à revendre. Totalement dominateur la saison passée, le club de la capitale, qui a bouclé l'exercice avec 49 points sur 52 possibles, n'a que très peu de failles et possède sur la meute une marge dont ne peuvent pas se prévaloir ses principaux rivaux. Le non remplacement de Luka Stepancic, qui laisse le seul Nedim Remili comme arrière droit de très haut niveau au sein du collectif, interpelle quelque peu mais ne devrait pas trop pénaliser le PSG sur la scène nationale. Le retour à son meilleur de Nikola Karabatic est aussi une énigme, mais le triple meilleur joueur de la planète a montré de bonnes choses en préparation, comme Paris qui a déjà envoyé un message fort en assommant Montpellier (34-27) lors du Trophée des champions.

Le recrutement de Montpellier sera-t-il une réussite ?
OUI
Si l'on excepte le cas de Kevin Bonnefoi, de retour de prêt et mis en concurrence avec Nikola Portner pour le rôle de gardien n°2, le MHB a enregistré quatre arrivées cet été. Marin Sego, international croate, fait partie de la crème des gardiens et ne devrait pas trop souffrir de la comparaison avec Vincent Gérard, parti à Paris. Venu de Barcelone, Gilberto Duarte devrait apporter de la vista à la base arrière héraultaise. S'il a eu du mal à encaisser la préparation physique, le Portugais est un joueur complet capable de sublimer ses partenaires. Enfin, aux ailes, Hugo Descat et Yanis Lenne vont apporter du peps. Le premier, de retour en France après deux années passées à Bucarest, est un buteur décidé à prouver qu'il peut réussir dans un grand club. Le second, qui n'a pas réussi à gagner sa place à Barcelone, pourrait franchir un cap sous la coupe de Patrice Canayer.

Nantes va-t-il retrouver le podium ?
NON
Après avoir trusté le podium de la Lidl Starligue entre 2016 et 2018, Nantes est tombé de la boîte au printemps dernier (4ème). Une grosse déception et un coup d'arrêt pour un club en constance progression qui s'est même installé parmi les meilleurs en Europe. L'objectif cette saison est clair et précis : se réinstaller parmi les trois places fortes du handball français et retrouver les lumières de la Ligue des champions. Cela ne sera pas chose facile tant la concurrence s'affirme, à l'image de Chambéry qui aimerait confirmer sa troisième place et de Nîmes dont le recrutement qualitatif traduit une certaine ambition. Tant est plus que le ''H'' a vécu une petite révolution cet été avec le départ de Thierry Anti, l'homme à l'origine de la métamorphose de l'équipe depuis dix ans, mais aussi de joueurs clés de la réussite ces dernières années (Claire, Lagarde). Les recrues sont de qualité, à commencer par le gardien danois Emil Nielsen et Aymeric Minne, mais il n'est pas dit qu'Alberto Entrerrios, l'ancien adjoint, parvienne à tirer immédiatement le meilleur de ses joueurs.

Chambéry va-t-il confirmer ?
OUI
Troisième de Lidl Starligue et vainqueur de la Coupe de France, Chambéry a signé la saison passée un retour fulgurant au premier plan. Sous la férule d'Erick Mathé, le collectif savoyard s'est redécouvert des ambitions et a séduit les observateurs par la qualité de son jeu. Place à la saison de la confirmation, ce qui n'est pas toujours la plus facile à gérer. Mais les Chambériens, qui ont tout de même perdu Niko Mindegia et Quentin Minel, ont déjà montré de très belles choses en préparation. Les trois nouveaux joueurs (Von Deschwanden, Grigoras, Faustin) ont le profil pour entrer sans difficulté dans le moule et apporter leur pierre à l'édifice. Alors certes les places dans le haut du panier de la Lidl Starligue sont chères, mais Chambéry, avec un entraîneur qui sait tirer le meilleur de ses ouailles, pourrait bien s'y installer durablement.

Nîmes fera-t-il mieux que cinquième ?
NON
La saison passée, les Nîmois ont joué les yeux dans les yeux avec Montpellier, Nantes et Chambéry, ce qui en soi est déjà un sacré exploit. En terminant cinquième, ce qui va leur valoir de retrouver la coupe d'Europe vingt-cinq ans après, les Gardois ont franchi une nouvelle étape. Les ambitions du président Tebib ne s'arrêtent pas là, pour preuve le recrutement effectué en vue du nouvel exercice. Homéopathique mais qualitatif avec l'arrivée de deux internationaux français. Celle de Michaël Guigou a fait beaucoup de bruit, le génial ailier quittant le voisin montpelliérain après vingt ans de fidèles services. A 37 ans, l'un des derniers Experts en activité aura pour mission de partager son savoir avec les plus jeunes et on ne doute pas qu'il a encore les jambes pour apporter bien des choses sur le terrain. Moins expérimenté au plus haut niveau, Jean-Jacques Acquevillo, appelé pour la première fois en équipe de France au printemps, va apporter du shoot à une base arrière déjà bien fournie avec notamment le phénomène Elohim Prandi qui rejoindra Paris en 2020. Reste que pour progresser dans la hiérarchie, l'USAM devra doubler Paris, Montpellier, Chambéry ou Nantes. Plus facile à ambitionner qu'à faire.

Par Régis Aumont

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