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DUMOULIN : "JE DOIS CONTINUER DE TRAVAILLER"
12 décembre 2019
12 décembre 2019

Cyril Dumoulin, qui a récemment passé la barre des 3 000 arrêts en LNH, revient sur son retour de blessure, les performances du HBC Nantes, hôte d'Aix-en-Provence ce jeudi soir, mais aussi sur l'équipe de France à laquelle il aspire toujours.

Trois mois après votre retour à la compétition, comment vous sentez-vous ?
Très bien. Je suis de nouveau en pleine possession de mes moyens physiques. J'ai de bonnes sensations et je retrouve du plaisir. J'ai retrouvé les bons timing, les bonnes prises d'informations, la lecture du jeu. Tout ce que j'avais un petit peu perdu au début. Je me sens plus stable dans ma cage.

Vous avez partagé de nombreux moments de votre rééducation sur les réseaux sociaux. Était-ce un moyen de rester en contact avec les fans ?
Oui, c'est un moyen de continuer d'exister. Pouvoir partager ce que je vis. Je trouve ça intéressant de montrer des choses que l'on n'a pas l'habitude de voir. L'envers du décor de la blessure d'un sportif de haut niveau. Permettre aux gens de voir qu'il n'y a pas que le terrain. Surtout lorsque l'on est tenu éloigné du jeu pendant longtemps.

Comment se passe votre nouvelle collaboration avec Emil Nielsen ?
Très bien. Malgré la différence de génération, de culture, de langue. On communique en anglais. On se découvre encore. Evidemment c'est différent de ce que je vivais avec Arnaud (Siffert) que je connaissais même avant que l'on évolue ensemble à Nantes. Emil a un profil totalement différent du mien. C'est très intéressant, aussi bien d'un point de vue personnel, puisque cela me permet d'apprendre encore, que pour le collectif.

"J'avais toujours espoir d'être sélectionné (pour l'Euro)"

Vous recevez Aix ce jeudi avant de vous déplacer à Montpellier la semaine prochaine. Ces deux rencontres vont-elles définir la première moitié de saison du HBC Nantes ?
Ce sont deux confrontations avec des adversaires directs qui vont évidemment influencer le bilan à mi-saison. Il s'agit de deux matchs importants, peut-être même plus celui face à Aix qui permettrait d'écarter une équipe de la course à la deuxième place. En fonction de nos performances, on pourra parler d'un très bon début de saison ou seulement d'un bon. Deux défaites viendraient forcément ternir le bilan.

Avez-vous discuté avec Didier Dinart depuis le mois de janvier ?
Il m'a suivi sur les premiers temps de ma rééducation. Je l'ai aussi eu au téléphone avant la première étape de Golden League (fin octobre, ndlr). On a échangé sur les possibilités qu'il y avait. Qu'il souhaitait que j'ai plus de temps de jeu pour éventuellement me solliciter à nouveau. Je dois continuer de travailler et progresser avec Nantes.

Vous ne figurez pas dans la liste pour l'Euro 2020. Est-ce une déception ?
J'avais toujours espoir d'être sélectionné. Qu'il me prendrait pour la préparation pour me voir. Après je comprends qu'il y ait une continuité par rapport aux derniers rassemblements. Didier travaille avec trois gardiens et ça aurait peut-être ajouté une difficulté de tout bouleverser juste avant un championnat d'Europe.

Les Jeux olympiques, vous y pensez ?
Je pense que tous les joueurs possiblement sélectionnables y pensent. Il reste du temps avant les JO. Je sais que ça passera par des bonnes performances en club. Mais l'équipe de France reste toujours dans un coin de ma tête.

Propos recueillis par Régis Aumont