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LES GARDIENS TIENNENT LA MAISON

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LES GARDIENS TIENNENT LA MAISON
26 janvier 2021
26 janvier 2021

Si l'équipe de France est toujours invaincue avant les quarts de finale du championnat du monde, elle le doit aussi aux bonnes performances de ses gardiens.

On entend assez peu parler d'eux et ce n'est pas forcément mauvais signe. Depuis le début du championnat du monde, les gardiens de l'équipe de France sont au rendez-vous. Avant le quart de finale contre la Hongrie mercredi soir, Wesley Pardin, rentré chez lui après sa blessure à un genou survenue lors du troisième match, affiche 40.7% d'efficacité*, Vincent Gérard présente un très correct 36.3% et Yann Genty, utilisé une quinzaine de minutes face à l'Islande, est à 50%. Le poste de gardien de but, comme celui d'arrière gauche, était sans doute celui qui soulevait le plus de questionnements avant que l'équipe de France n'embarque pour l'Egypte. Jusqu'à présent les derniers remparts de l'édifice tricolore ont fait taire, au moins temporairement, les critiques.

Il faut dire que Wesley Pardin fut le meilleur joueur de la première rencontre, ponctuée par une victoire quelque peu inattendue sur la Norvège (28-24). Avec 20 parades et 48% de tirs repoussés, l'Aixois, lancé comme titulaire par Guillaume Gille, a sorti une performance XXL lors du match le plus important des Bleus au tour préliminaire. L'habituel n°1, Vincent Gérard, n'était entré en jeu qu'à deux reprises sur des jets de sept mètres. Mais lui aussi a réussi ses vrais débuts, quarante-huit heures plus tard, devant l'Autriche. Avec 18 arrêts, le Parisien se mettait au diapason de son binôme qui allait malheureusement voir son Mondial s'arrêter net contre la Suisse. Depuis, Vincent Gérard squatte la cage tricolore avec des prestations très correctes, même s'il a été un peu plus en difficulté face aux Portugais dimanche soir (9 arrêts à 28%).

Décisif lors de son entrée en jeu pour le dernier quart d'heure contre l'Islande, après laquelle il avait déclaré ne pas se satisfaire de quelques minutes, Yann Genty n'a en revanche pas eu voix au chapitre contre le Portugal. Le doyen de l'équipe de France, pour qui il s'agit à 39 ans de sa première participation à un championnat du monde, se tient prêt en cas de jour sans de celui qui est aussi son partenaire au PSG. ''Je ne m’en satisfais pas, disait-il après avoir repoussé cinq tirs islandais dans le money-time. Je veux aller encore un peu plus loin.' Il se pourrait toutefois qu'il doive encore se contenter des miettes de Vincent Gérard, et le voir entrer tôt contre la Hongrie ne serait pas forcément bon signe. Quant à Rémi Desbonnet, entré dans la bulle bleue il y a une semaine, il reste en réserve de la République et le restera, sauf pépin physique.

* selon les statistiques fournies par la Fédération Française de Handball

Par Régis Aumont