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LE SOIR OUI, MAIS A HUIS CLOS
15 octobre 2020
15 octobre 2020

L'instauration par le gouvernement d'un couvre-feu pour au moins quatre semaines va avoir des répercussions sur le handball français.

Il n'y a pas eu de grande surprise, mercredi soir, lors de l'allocution télévisée du président de la République Emmanuel Macron. Avec son gouvernement, le chef de l'Etat a décidé de renforcer les mesures pour tenter de freiner la progression du coronavirus, la première et la plus significative étant l'instauration d'un couvre-feu de 21 heures à 6 heures du matin à partir de ce samedi dans toute l'Ile-de-France et huit métropoles : Lille, Rouen, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Montpellier et Toulouse. Pendant quatre semaines au moins - l'exécutif a déjà laissé entendre que ce dispositif devrait s'étendre de deux semaines supplémentaires jusqu'au 1er décembre -, le sport en France sera donc concerné. Pour les clubs amateurs de ces régions, sa pratique ne sera plus autorisée en soirée. Pour les professionnels, des dérogations seront délivrées pour que les rencontres puissent avoir lier en nocturne, mais avec l'impératif qu'elles se déroulent à huis clos.

C'est donc un nouveau coup dur pour le handball, déjà sacrément secoué par la première vague du virus au printemps. Rien qu'en Lidl Starligue, ce sont pas moins de huit clubs (sur 16) qui vont être impactés : Paris, Ivry, Tremblay, Créteil, Montpellier, Toulouse, Aix et Istres. En attendant plus de précisions de l'Elysée, ces équipes pourraient recevoir avec du public si le coup d'envoi est fixé à 18 ou 19 heures. Ensuite, la salle devra être vide. Aujourd'hui, eu égard à la programmation des journées du championnat de France, tous les matchs du jeudi, vendredi et samedi, prévus en soirée, devraient donc se jouer sans spectateur pendant au moins quatre semaines. La situation est exactement la même en Proligue et pour les clubs de Ligue Butagaz Energie. On ne parle même pas de la Ligue des champions masculine où la grande majorité des rencontres se disputent à 20h45.

Face à ces nouvelles contraintes, la Ligue Nationale de Handball et la Ligue Féminine vont-elles devoir adapter leurs calendriers, en privilégiant la tenue des matchs le week-end en journée pour que les salles ne résonnent pas complètement creux ? Et pour que les clubs, déjà fortement impactés par cette crise sanitaire, ne se retrouvent pas avec un manque à gagner encore plus conséquent.

Par Régis Aumont