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PINEAU, LE NOUVEAU PARIS

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PINEAU, LE NOUVEAU PARIS
17 juin 2019
17 juin 2019

Mise au placard depuis le mois de mars à Brest, la championne du monde et d'Europe s'est engagée avec Paris 92 où elle entend bien se relancer.

Elle était dans une impasse à Brest. Écartée du groupe depuis la mi-mars, accusée d'avoir mené la fronde au cœur de l'hiver contre l'entraîneur Laurent Bezeau, Allison Pineau a payé au prix fort une contestation pourtant collective. Invitée à aller voir ailleurs par ses dirigeants, la capitaine, qui avait prolongé jusqu'en 2021 il y a un peu plus d'un an avec à la clé une belle revalorisation salariale, a trouvé une porte de sortie. Beaucoup l'imaginaient tenter une nouvelle aventure à l'étranger, elle qui a déjà joué en Roumanie, en Macédoine et en Slovénie, mais c'est finalement à Paris que la demi-centre va poser ses valises.

Ce sera un retour aux sources pour la joueuse de 30 ans qui avait fait ses débuts professionnels à Issy-les-Moulineaux en 2006. Devenu Paris 92, le club de la capitale sort d'une saison compliquée conclue en play-down. ''On peut presque dire que c’est une reconstruction commune : le club veut se relancer et, en cette année olympique, en quelque sorte moi aussi'', a confié Allison Pineau à nos confrères du Parisien lors d'une interview publiée ce week-end et dans laquelle elle revient sur ses déboires en Bretagne. ''En tant que capitaine et cadre de l’équipe, j’en étais aussi la porte-parole, explique-t-elle. Je ne suis pas là pour balancer mais, croyez-moi, les apparences sont parfois trompeuses. C’est toujours plus simple de rejeter la faute sur ceux qui sont capables d’aller au front.''

Réputée pour avoir du caractère, la Chartraine espère que son nouveau choix de carrière l'aidera à ''retrouver un environnement bienveillant. J’ai grandi à Paris, c’est une ville que j’aime, où vivent ma famille et mes proches. Même si j’avais envie de Ligue des champions, aujourd’hui, c’est bien mieux pour moi de rentrer à Paris que de partir à l’étranger.'' A Paris, elle va redevenir joueuse à temps plein, une condition sine qua none pour espérer participer aux Jeux olympiques dans un an. C'est aussi une bonne nouvelle pour la future Ligue Energie Butagaz qui va conserver dans ses rangs une tête d'affiche du handball féminin français.

Par Régis Aumont