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Made in Hand, Handball, Mondial 2019, Equipe de France

EMMENEZ-NOUS AU SEPTIÈME CIEL

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Par regisaumont
Mis à jour le ven 11/01/2019 - 12:30

EMMENEZ-NOUS AU SEPTIÈME CIEL

Double tenante du titre, l'équipe de France, renouvelée et privée de sa pièce maîtresse Nikola Karabatic, va tenter d'obtenir en Allemagne et au Danemark une septième couronne mondiale.

Avec le temps va, tout s'en va. Sauf peut-être les victoires de l'équipe de France de handball. Reste qu'elle aussi subit les affres du temps et que la génération des Experts, ces génies qui ont porté les Bleus au sommet de leur sport depuis plus de dix ans, se rapproche de la fin. Ils sont déjà nombreux à avoir tourné la page, les deux derniers en date étant Daniel Narcisse et Thierry Omeyer, dans la foulée d'un sublime championnat du monde gagné à domicile. Du titre de champion d'Europe obtenu en Suisse en 2006, sorte de première pierre au magnifique édifice bâti par ceux qui étaient à l'époque guidés par Claude Onesta, il ne reste que trois « ouvriers » : Nikola Karabatic, Michaël Guigou et Luc Abalo. Le premier, en convalescence après une opération à un pied, va manquer sa première grande compétition internationale depuis...2004. Les deux autres, ailiers majestueux et si complices dans la vie, s'apprêtent à disputer leur dernier Mondial.

S'il s'est fait sa place un petit peu plus tardivement en équipe de France, Cédric Sorhaindo imitera sans doute ses compagnons en tirant sa révérence à Tokyo, lors des Jeux olympiques de 2020, à condition que la France soit qualifiée. Le chemin le plus court vers le Japon serait de remporter ce championnat du monde co-organisé – c'est désormais la mode – par l'Allemagne et le Danemark. Mais pour remplir cet objectif, qui peut également passer par les tournois de qualification olympique (TQO) que les demi-finalistes de ce Mondial auront l'avantage d'accueillir, les Français vont devoir se retrousser les manches.

Faire peur même sans Nikola Karabatic

Ils vont déjà devoir apprendre à gérer un tournoi aussi long et difficile sans Nikola Karabatic. Si son nom a bien été couché sur la liste de 28 joueurs envoyée par le staff tricolore à la Fédération internationale, il existe très peu de chances de voir le triple meilleur joueur du monde rejoindre ses partenaires en cours de compétition. Sans lui, la France, qui a disputé et gagné ses quatre matchs depuis octobre, reste bien fournie en joueurs créatifs et on ne doute pas que Nicolas Claire, Dika Mem et Kentin Mahé sauront avec leurs qualités respectives guider le jeu des Bleus. Reste que l'absence de Nikola Karabatic pourrait changer la perception de l'équipe de France chez ses adversaires. Et le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne, sans doute les équipes les mieux fourbies pour faire tomber les hommes de Didier Dinart, sans oublier les habituelles Suède, Croatie ou Norvège, ont bien l'intention de mettre fin à l'hégémonie d'une équipe qui deviendrait, en cas de titre à Herning le 27 janvier, la première à inscrire son nom au palmarès de trois championnats du monde consécutifs.

Pour conserver toutes leurs chances de triplé, les Tricolores savent qu'il leur faudra réussir leur premier tour. Dans une formule revenue au bon vieux format des deux phases de poules avant les demi-finales, les Français auront notamment intérêt à ne pas perdre face aux Allemands mardi prochain dans un match qui sent déjà la poudre. Douze ans après le douloureux souvenir de la demi-finale perdue à Cologne, dans des circonstances un peu douteuses, ces retrouvailles outre-Rhin auront certainement une saveur toute particulière. Ce choc sera également capital mathématiquement pour entamer le tour principal avec un maximum de points avant de croiser les Espagnols, les Croates et sans doute les Islandais voire les Macédoniens.

Convaincants à deux reprises face à la Slovénie en préparation, les Français, malgré le rajeunissement des troupes, ont montré qu'ils avaient suffisamment de talent individuels pour prétendre au moins au podium. Les Mem, Fabregas, Remili, et même le petit dernier Melvyn Richardson, rayonnent avec leurs clubs respectifs et ont déjà le sens des responsabilités. Sans oublier que les anciens, déjà cités plus haut mais auxquels il faut ajouter les cadres comme Valentin Porte ou Luka Karabatic, sont toujours là pour tenir les fondations. Le coup d'envoi sera donné vendredi soir contre le Brésil, comme ce fut déjà le cas il y a deux ans à Paris. En espérant le même dénouement dans un petit peu plus de deux semaines.

Par Régis Aumont

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