Aller au contenu principal
Made in Hand, Handball, Equipe de France, Qualifications Euro 2020, France-Portugal, Nikola Karabatic, Michaël Guigou

LE BONJOUR DES ANCIENS

News

Par regisaumont
Mis à jour le lun 15/04/2019 - 12:30

LE BONJOUR DES ANCIENS

Nikola Karabatic (35 ans) et Michaël Guigou (37) ont montré dimanche à Strasbourg que l'équipe de France avait encore bien besoin de leurs services.

Le premier était en tribunes lors du naufrage de Guimarães, le second était entré en jeu quand le navire était sur le point de chavirer. Nikola Karabatic, souffrant de la cheville au Portugal, et Michaël Guigou ont rappelé si besoin était dimanche à Strasbourg qu'ils ont encore un (grand) rôle à jouer en équipe de France. Certainement plus pour très longtemps, mais face aux Portugais, les deux joueurs les plus anciens du groupe, ceux aussi qui côtoient les Bleus depuis le plus grand nombre d'années, ont rappelé leur importance. Et si les Français ont fini par prendre une éclatante revanche (33-24), ils le doivent en partie aux grosses performances de leurs deux aînés.

Titularisé par Didier Dinart, Nikola Karabatic (35 ans), dont la première sélection remonte comme pour Michaël Guigou à 2002, a livré en Alsace son match le plus plein depuis son opération du pied gauche en octobre. Au Rhénus, devant sa famille, il s'est comme à son habitude montré solide en défense mais a surtout retrouvé de bonnes sensations en attaque. Son magnifique lob ajusté dès la troisième minute donnait le ton de son match. Avec cinq buts sur sept tirs, trois passes décisives et deux interceptions, l'arrière du PSG, repassé demi-centre en seconde période, a rayonné et eu une grosse influence sur ses partenaires. Et s'il a fini cramé, après quarante minutes bien pleines, Nikola Karabatic a sans doute rassuré pas mal de monde sur ses capacités à retrouver son meilleur niveau après six mois compliqués. Lui le premier.

Guigou : ''Il faut arriver avec beaucoup d'humilité''

Doyen des Bleus, Michaël Guigou (37 ans) n'est plus l'ailier feu-follet de ses plus belles années. Mais le futur ex-montpelliérain, dont l'objectif est de prolonger sa carrière internationale jusqu'aux Jeux de Tokyo dans quinze mois, n'en reste pas moins un formidable manieur de ballon doté d'une formidable science du jeu. Lui aussi fut lancé d'entrée de jeu lors de la revanche dimanche. Et comme Nikola Karabatic, il a pris la lumière. Sans forcer son talent, avec sobriété, il a fait preuve d'une grande efficacité devant le but (7/8 au tir) pour terminer meilleur réalisateur de la soirée avec Nedim Remili.

Forcément satisfait de sa partie, celui qui avait hérité du capitanat lors du dernier Mondial après la blessure de Cédric Sorhaindo a préféré s'attarder sur la performance collective des Bleus plutôt que sur sa prestation individuelle. ''La leçon qu'on a reçue jeudi est une des plus dures défaites subies en équipe de France depuis un moment, a admis le futur Nîmois. Il a fallu se remettre en question pour accrocher la victoire. On avait besoin d'une telle performance pour se remettre dans le bon sens. On n'a rien lâché avec le 7 contre 6, même si on avait qu'un but d'avance à la pause. Leçon qu'on peut retenir, il faut arriver avec beaucoup d'humilité peu importe qui on a en face. Il faut donner le meilleur de nous-mêmes. Il faut travailler dur car beaucoup d'équipes progressent.'' Et pour rester au sommet et accompagner la jeune génération, Nikola Karabatic et Michaël Guigou demeurent deux guides d'exception.

Par Régis Aumont

retour aux news