Connexion

NEWS

« retour


le 13 février, 2018

Traoré : « Je suis devenu un cadre »

Queido Traoré est devenu l’une des principales armes offensives de Chambéry cette saison. (Panoramic)

Chambéry accueille Montpellier mercredi pour le coup d’envoi de la phase retour de la Lidl Starligue. L’occasion de donner la parole à l’ailier Queido Traoré, l’une des révélations de la saison et désormais atout majeur du club savoyard.

Comment gère-t-on cette longue trêve internationale du mois de janvier ?
C’est pour nous comme une deuxième préparation. A Chambéry on était presque au complet puisque seuls manquaient Julien Meyer, qui est revenu avant l’Euro, et Amine Bannour qui disputait le championnat d’Afrique des Nations avec la Tunisie. On a pu s’entraîner correctement après une coupure à Noël qui a fait du bien pour se vider la tête. La première partie de la saison a été dure physiquement et mentalement. On s’attend à ce que la deuxième le soit également donc ça fait du bien d’avoir coupé un peu pour reprendre des forces.

Quelle a été la recette pour se remettre de ce mauvais début de saison ?
On a eu un calendrier qui ne nous a pas beaucoup aidé avec toutes les grosses équipes pour débuter. L’enchaînement des défaites ce n’est pas facile à encaisser et la confiance en prend rapidement un coup. Le moral n’était pas au beau fixe. C’était un petit peu compliqué dans l’équipe. L’arrivée de Laurent Busselier dans le staff a fait du bien à tout le monde. Il a apporté plus de communication entre l’entraîneur et les joueurs. Ça nous a bien réveillés. Par la suite on est parvenus à battre les équipes qui sont censées être derrière nous. Notre série de cinq victoires nous a remis en selle. C’est juste dommage d’avoir mal terminé l’année à Saran.

« Finir dans les cinq premiers »

Que vous a apporté Laurent Busselier ?
Il a avant tout beaucoup communiqué. Il nous a parlé d’un projet de jeu et nous a proposés différentes choses tactiques. Il a vraiment servi de relais entre le coach et les joueurs. Comme il connaît beaucoup de jeunes issus du centre de formation ça a facilité les choses. Quand ça n’allait pas on se posait beaucoup de questions. On est passé par une grosse période de doute. Mais on a su relever la tête tous ensemble. Il y a une grosse solidarité dans le groupe.

Quel est l’objectif de Chambéry sur cette deuxième moitié de saison ?
C’est d’être européen, donc de finir dans les cinq premiers. Les prochains matchs contre Tremblay, Saran et Ivry vont être déterminants si on veut remonter. On doit prendre des points contre ces équipes-là. Et contre les plus fortes, même si on a des objectifs, on en parlera que si l’on fait déjà bien le travail contre celles classées derrière nous.

La coupe EHF est-elle également un objectif ?
On vise les quarts de finale. On va prendre match après match. Le week-end dernier on a pris un point assez inespéré contre Granollers vue la physionomie de la rencontre. On est mal entrés dans la partie, on n’a pas mis assez d’impact dans les duels. Les Espagnols faisaient ce qu’ils voulaient jusqu’à la mi-temps qu’on a atteint avec cinq buts de retard. Puis on a changé de défense, on est passé d’une 0-6 à une 3-3. On a mis beaucoup plus d’agressivité, ce qui nous a permis de revenir. On aurait même pu faire un hold-up en fin de match mais on peut se contenter de ce match nul. Je pense qu’on avait les moyens de gagner ce match mais il aurait fallu mettre tous les ingrédients dès les premières minutes.

« Ce n’est pas parce que je vais rater un tir que je vais baisser la tête »

Vous recevez le leader Montpellier mercredi soir. Est-ce l’adversaire idéal pour se situer ?
C’est un match qui va nous permettre de savoir où en est notre projet de jeu. Montpellier c’est une équipe extrêmement complète. Valentin Porte est monstrueux cette saison. C’est sûr qu’on aura pas le droit de faire comme contre Granollers. On en avait pris 10 à l’aller, on a forcément envie de faire mieux, surtout à domicile où l’on n’a pas le droit de se faire marcher dessus. Mais on sait que ce sera difficile.

Avec 41 buts à l’issue de la phase aller, vous avez déjà battu votre record sur une saison entière. Pensez-vous avoir franchi un cap ?
Je sens que je progresse chaque année. Je commence à gagner en régularité en attaque avec plusieurs matchs à plus de cinq buts. Le jeu de l’équipe me permet aussi de me mettre en valeur. On joue beaucoup plus sur les extérieurs que les années précédentes. Et puis malgré mon jeune âge je suis devenu un cadre de l’équipe, je prends plus mes responsabilités et je me dois de montrer l’exemple. Sur le terrain je suis un combattant. Ce n’est pas parce que je vais rater un tir que je vais baisser la tête.

L’équipe de France vous y pensez ?
Oui parce que c’est un rêve de gosse. J’ai toujours ça dans un coin de ma tête. Surtout quand tu as goûté à toutes les sélections dans les équipes de jeunes. Mais si ça doit venir un jour ce sera grâce à des performances régulières en club. Je travaille dur pour ça.

Propos recueillis par Régis Aumont

NEWS