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le 7 mars, 2018

Erwan Siakam avait été capital dans la victoire de Tremblay à Massy la semaine dernière. (Panoramic)

Siakam : « Il a fallu créer une âme à l’équipe »

Avant la réception de Toulouse mercredi, Erwan Siakam raconte les difficultés rencontrées par Tremblay cette saison et se félicite de l’état d’esprit affiché par le promu depuis la reprise.

La victoire obtenue à Massy la semaine dernière a du faire du bien au moral.
Oui, surtout que l’on était assez content de notre prestation, surtout en seconde période. C’est une victoire que l’on est allée chercher en équipe, avec une grosse défense et des arrêts de gardien. Je suis très content de cette solidarité affichée parce que ce n’était pas toujours le cas en début de saison.

Est-ce que l’équipe était prête à se battre pour le maintien ?
Après nos bons résultats en préparation, on s’est peut-être vus un petit peu trop beaux. A force d’entendre à droite à gauche que l’on pouvait peut-être prétendre à la première moitié de tableau on s’est mis à y croire. Mais on a surtout été prêts avant tout le monde comme on avait repris très tôt. Ces résultats n’étaient pas très significatifs. Dès le premier match de championnat contre Nîmes on s’est pris une belle claque. On n’a pas su réagir. La belle dynamique de notre belle saison en Proligue s’est cassée nette et j’ai l’impression que l’on n’a pas été capable de se relever tout de suite.

Depuis le début de la phase retour, Tremblay semble repartie sur de meilleures bases.
C’est le fruit du bon travail effectué aux entraînements depuis plusieurs semaines. On prend du plaisir à souffrir les uns pour les autres. Il a fallu créer une âme à l’équipe. A Massy, même quand on a été menés de trois buts en début de seconde période, il n’y a pas eu de panique du tout. J’ai été surpris même si je sentais depuis quelque jours que quelque chose se passait. Déjà contre Chambéry la semaine précédente on n’avait rien lâché. J’ai ressenti comme une rage collective, comme si rien ne pouvait nous arriver. En début de saison, ce match contre Massy on l’aurait perdu.

« Plus de sérénité dans le groupe, plus de plaisir collectif »

Avez-vous confiance dans la capacité de l’équipe à se sortir de cette zone rouge ?
Je ne vais pas dire que je suis confiant parce que je sais que ça peut aller vite dans les deux sens. On est bien conscients d’être dans une mauvaise situation. Quand tu es dans une spirale négative, il faut trouver des leaders. Mais quand tu es toi-même pas bien dans ton jeu c’est difficile de trouver les mots pour remonter le moral des troupes. La trêve du début d’année nous a fait du bien. Il y a plus de sérénité dans le groupe, plus de plaisir collectif. On tire tous dans le même sens.

Vous allez recevoir coup sur coup Toulouse et Cesson. L’occasion est belle de vous donner un peu d’air.
Ce sont deux matchs que l’on a évidemment cochés dans notre calendrier. D’autant plus qu’après ça va se corser. Pour autant on ne sera pas favoris face à Toulouse. On ne va rien lâcher pour poursuivre notre bonne dynamique. Ces deux rencontres vont valoir de l’or dans notre quête de maintien.

Entre ces deux matchs, vous irez dimanche à Paris en coupe de France. Est-ce un autre objectif ?
Franchement on n’en parle pas du tout. Le PSG, chez lui, le tirage ne nous a pas aidés. Surtout que c’est un objectif pour eux. On va y aller pour jouer le coup à fond, avec aussi en tête, si c’est compliqué, de pouvoir se servir de ce match pour travailler. On doit profiter de la chance que l’on a d’être encore dans la compétition. C’est sûr qu’on ne va pas lâcher le truc, sinon fallait perdre avant. On aura vraiment rien à perdre dans ce match même si ce n’est pas notre priorité.

Propos recueillis par Régis Aumont

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