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le 6 février, 2018

Sarmiento : « Cette demi-finale, le jour parfait… »

La victoire sur l’équipe de France est ce qui a rendu le plus fier Daniel Sarmiento. (Panoramic)

De retour à Saint-Raphaël, Daniel Sarmiento revient pour Made in Hand sur la belle épopée espagnole en Croatie. Le demi-centre du SRVHB se souviendra longtemps du match contre l’équipe de France.

Comment se sont déroulés les jours qui ont suivi votre titre européen ?
Nous avons été accueillis chaleureusement à l’aéroport à notre retour au pays. Nous étions surpris de voir autant de monde parce que le handball n’est pas le sport le plus populaire en Espagne. C’était très agréable. Après, nous avons été reçus par le ministre des Sports, au comité olympique, nous avons fait la tournée des médias également. Une soirée a été organisée avec le président de la Fédération espagnole, avec les partenaires. C’était très bien. Nous avons passé d’agréables moments à célébrer ce trophée.

Quel a été le moment le plus fort de ce championnat d’Europe ?
Quand tu gagnes une finale, c’est toujours un grand moment, mais celui qui nous a rendu le plus fiers durant cet Euro c’est d’avoir battu l’équipe de France. Nous avons réalisé une première demi-heure magnifique, en appliquant exactement la stratégie qui avait été mise en place. Avec notre avance acquis à la mi-temps, on a pu davantage gérer le rythme de la rencontre par la suite. On a pu laisser venir les Français et on voyait qu’ils avaient perdu en confiance. Cette demi-finale, pour nous, c’était un jour parfait. L’équipe de France c’est quand même ce qui se fait de mieux en handball. En plus cette victoire nous assurait de monter sur le podium.

Comment se sont passées les retrouvailles avec Adrien Dipanda et Raphaël Caucheteux, vos partenaires à Saint-Raphaël ?
On a pu parler après la demi-finale et lors de la remise des trophées. J’étais content qu’ils aient pu remporter la médaille de bronze, ce qui n’était pas gagné d’avance contre une équipe aussi forte que le Danemark. Je suis particulièrement heureux pour Raf’, pour sa première grande compétition internationale. Ce qui lui arrive est totalement mérité.

« La France, le meilleur exemple à suivre »

Vous avez pu les chambrer un petit peu ?
Ah oui ça c’est le jeu (rires). On a de très bonnes relations et ça fait partie de la vie d’un groupe. C’est ce qui montre qu’une équipe vit bien. L’année dernière, après le Mondial, ce sont les Français qui pouvaient faire le plus de blagues. C’est normal tout ça, c’est de bonne guerre.

Vous êtes six joueurs champions d’Europe à évoluer en Lidl Starligue. Pensez-vous que d’autres vont suivre ?
Pour nous joueurs espagnols, c’est une vraie opportunité de pouvoir venir jouer en France. Le niveau de la Liga a beaucoup baissé ces dernières années alors que celui du championnat de France ne cesse de progresser. La Lidl Starligue est très compétitive. Ici chaque match est difficile. Et puis le style de vie est très similaire, c’est un environnement idéal pour nous. J’espère néanmoins que ce titre européen va permettre à la Fédération et aux clubs espagnols d’enclencher quelque chose pour qu’il y ait des retombées positives sur le championnat d’Espagne. La France a très bien su se servir des titres de son équipe nationale pour développer son championnat. C’est le meilleur exemple à suivre.

Quand êtes-vous rentré en France ?
Je suis arrivé dimanche dernier. J’ai repris l’entraînement lundi matin à Saint-Raphaël et là on part pour Berlin (le demi-centre espagnol se trouvait à l’aéroport de Marseille lors de l’entretien, ndlr).

Où vous allez disputer une rencontre de coupe EHF mercredi soir…
Oui, c’est un petit peu la particularité de notre sport. Il y a quelques jours je disputais la finale d’un championnat d’Europe et là on va jouer un match de coupe d’Europe. Et c’est un match important pour nous, dans une poule difficile où il faudra essayer de grappiller des points partout. On aura peut-être des opportunités, Berlin déplore de nombreux blessés, on peut en profiter. On n’a pas eu le temps de bien préparer cette rencontre mais c’est la même chose pour eux. Et puis dès ce week-en se profile la coupe de France avec la réception de Toulouse. En février et mars on va jouer deux matchs par semaine, il va vite falloir se remettre dans le bain.

Propos recueillis par Régis Aumont

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