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le 10 mars, 2018

L'entraîneur nîmois sait la difficulté de la tâche qui attend ses joueurs à Nantes. (Panoramic)

Maurice : « On joue moins libérés »

Moins flamboyant qu’en début de saison, Nîmes rend visite à Nantes samedi dans le cadre de la Coupe de France. Une équipe qui impressionne Franck Maurice, le coach de l’USAM.

Existe-il à vos yeux une différence entre le Nîmes du début de saison et celui de ce début d’année ?
Si l’on revient en arrière, dans le jeu, nous n’avions pas été tout de suite bons, que ce soit en Coupe de la Ligue à Istres ou lors de notre première rencontre de Lidl Starligue face à Tremblay. Mais sur ce que l’on montre depuis la reprise, par rapport à la première moitié de saison, on joue moins libérés. Moins sereins également. On a du mal à retrouver notre jeu d’attaque. On s’est peut-être à un moment trop projetés sur le classement et ce dont on pouvait obtenir à la fin de la saison. Il faut que l’on redevienne une équipe enthousiaste et imaginative.

Quels est l’objectif désormais ?
Malgré les trois défaites du mois de février, on est encore cinquième, donc dans la course à l’Europe. Mais notre calendrier va devenir très compliqué. On sait cependant que l’on est capable de rivaliser avec tout le monde, on l’a prouvé jusqu’à la trêve. On a retrouvé notre caractère que l’on avait totalement perdu lors de notre premier match à Massy. A un moment, on a eu l’impression que rien ne pouvait nous arriver. Quand ça va mal on a encore trop tendance à se retrancher dans l’individualisme. Si on veut atteindre notre objectif, on va devoir changer ça, davantage réagir en équipe.

« Si on veut rivaliser il va falloir être à 200% »

Pensez-vous que les joueurs aient pu se laisser un petit peu griser d’avoir bouclé la phase aller à la deuxième place ?
Je ne crois pas que les joueurs se soient vus plus beaux mais on n’a peut-être pas utilisé le bon discours. On a fait les choses un peu dans le désordre. Même si on ne peut pas se cacher derrière cela, on a tout de même eu des blessés. Pour un club comme le nôtre, dès qu’il manque deux joueurs cadres ça se ressent très vite sur le rendement de l’équipe. Mais encore une fois, malgré cette reprise compliquée on n’a encore rien hypothéqué.

Vous affrontez Nantes ce week-end en Coupe de France. Est-ce une bonne occasion de se situer face à une équipe en forme ?
On en a pris huit chez eux en championnat. Si on veut rivaliser il va falloir être à 200%. C’est une équipe en pleine confiance qui a passé un nouveau cap dans sa construction collective. Elle est sûre de sa force et de son identité de jeu. On a vu son parcours en Ligue des champions. Etre capable de battre Barcelone et le champion d’Europe (le Vardar, ndlr), c’est très fort. On va devoir faire un match d’hommes mais aussi réussir à se libérer. Sinon on aura aucune chance.

Allez-vous préparer ce match comme une rencontre de Lidl Starligue ?
Il n’y a que trois jours entre ce match à Nantes et notre rencontre contre Saran donc on n’a pas vraiment eu le temps de mettre des choses en place. Mais on sera, je l’espère, en capacité de tenter des choses pour essayer de les déstabiliser. Cela faisait un bout de temps que l’on attendait de disputer un quart de finale donc on va tout donner.

Propos recueillis par Régis Aumont

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