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le 30 janvier, 2018

Les Bleus au scanner

Kentin Mahé a terminé sixième meilleur buteur du tournoi. (Panoramic)

L’équipe de France, médaillée de bronze en Croatie, a utilisé dix-huit joueurs durant l’Euro. L’occasion de revenir brièvement sur les performances de chacun.

GARDIENS

Vincent Gérard
Officiellement n°1 dans la hiérarchie du staff, le Montpelliérain a répondu présent en Croatie. S’il n’a pas pu sauver son équipe face à l’Espagne, il a terminé le tournoi avec 37% d’arrêts et fut désigné dans l’équipe-type du tournoi.

Cyril Dumoulin
S’il n’a pas toujours été décisif, le gardien nantais (28% d’arrêts) a fait une apparition dans toutes les rencontres des Français. Sa complémentarité avec Vincent Gérard est de bon augure pour l’avenir.

ARRIERES

Nikola Karabatic
Avec 30 buts et 33 passes décisives, la locomotive de l’équipe de France a encore une fois pesé de tout son poids sur le jeu tricolore. Malheureux en demi-finale, il a superbement réagi contre le Danemark (9 buts, 6 passes) pour aller chercher une nouvelle médaille.

Timothey N’Guessan
Touché au genou gauche contre la Biélorussie, le joueur de Barcelone n’aura disputé que trois matchs dans cet Euro. Avant cela il aura été précieux, notamment lors de son entrée décisive en fin de partie contre la Norvège.

Romain Lagarde
Pour sa première grande compétition internationale, le jeune arrière polyvalent a pu gratter des minutes ici et là. Le Nantais a montré qu’il n’avait pas froid aux yeux, c’est même lui qui a sonné la révolte face aux Espagnols en demi-finales !

Kentin Mahé
Demi-centre durant la compétition, le joueur de Flensburg, habitué à évoluer à ce poste avec son club, fut très bon dans l’animation du jeu. Le feu-follet de l’attaque française a terminé sixième réalisateur de l’Euro (34 buts) et brillé dans l’exercice des penaltys (13/15).

Nicolas Claire
Assez peu utilisé – il a disputé cinq matchs -, le demi-centre du H semble avoir encore du mal à se libérer lorsqu’il porte la tunique tricolore. Le Réunionnais a surtout joué pour les autres mais sans parvenir à véritablement s’imposer.

Nedim Remili
Poussé sur le banc par Dika Mem, le Parisien, révélé aux yeux du grand public lors du Mondial l’année dernière, est monté en puissance durant la compétition. Sa force de frappe reste un sérieux atout pour l’équipe de France.

Dika Mem
Intronisé dans le sept de départ dès le début de l’Euro, le jeune gaucher n’a pas déçu. Le Barcelonais, du haut de ses 20 ans, n’a jamais fui ses responsabilités et a même pu apporter lorsqu’il fut amené à mener le jeu sur certaines séquences. Il n’a pas pu disputé la petite finale en raison d’une entorse à la cheville.

Adrien Dipanda
Confiné à un rôle de défenseur quasi exclusif, le Raphaëlois a excellé dans le domaine. Toujours présent dans l’engagement physique, l’arrière de Saint-Raphaël aurait pu prétendre au titre de meilleur défenseur de l’Euro mais l’EHF lui a préféré le Croate Gojun.

AILIERS

Michaël Guigou
Toujours précieux, en attaque comme en défense, l’ailier de Montpellier a marqué son 900ème but en Bleu le jour de ses 36 ans contre le Danemark. Moins finisseur que par le passé, « Mika », troisième joueur le plus utilisé par Didier Dinart (297 minutes), garde une grosse influence sur le jeu des Experts.

Raphaël Caucheteux
Pour un premier Euro, à 32 ans, le néo-Bleu a pris part aux huit matches de l’équipe de France. S’il a manqué 40% de ses jets de 7 mètres (6/10), le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France s’est montré très efficace dans le jeu (7/8). Il a aussi trouvé sa place dans le groupe, en témoigne son discours pour remobiliser les troupes après la défaite en demie.

Luc Abalo
Poussé sur le banc du fait du replacement de Valentin Porte sur l’aile, le Parisien, auteur de 20 buts en Croatie, a encore régalé par quelques prouesses dont lui seul est capable. Meilleur de match en match, il a su avec les autres cadres tirer l’équipe vers le haut lors de la rencontre pour la troisième place.

Valentin Porte
Replacé à l’aile, un poste qu’il n’occupe plus que très peu en club, le Montpelliérain a forcément été moins en vue que lorsqu’il navigue à l’arrière. Mais, sur la lancée de ce qu’il montre depuis le début de la saison, l’ancien Toulousain a fait profiter aux Bleus de son énorme volume de jeu. Ce n’est pas un hasard si, avec 328 minutes passées sur le terrain, il a été le joueur le plus utilisé devant Nikola Karabatic (303).

PIVOTS

Cédric Sorhaindo
En l’absence de Ludovic Fabregas, le pivot le plus expérimenté des Bleus a été irréprochable durant toute le compétition. Il a été le seul à surnager contre l’Espagne (6 buts) et s’est montré efficace durant deux semaines et demie (20/26 au tir). Dans le même temps il jouait à merveille son nouveau rôle de capitaine.

Nicolas Tournat
Nouveau venu chez les Bleus, le pivot nantais a eu l’opportunité sur de courtes séquences de montrer l’étendue de son potentiel offensif (9/10 au tir). A 23 ans, le futur joueur de Kielce, devenu papa juste avant la compétition, pourrait bien avoir gagné le droit de revenir.

Luka Karabatic
Décidément, les années se suivent et se ressemblent pour le cadet des Karabatic. Blessé à la cheville en préparation, le Parisien a manqué la totalité du premier tour ainsi que la petite finale. Dommage parce qu’il fut bon quand il a pu jouer, notamment face à la Serbie (7 buts).

Benjamin Afgour
Appelé de dernière minute, le pivot du MHB, qui n’avait pas pris part à la préparation, a très peu participé (23 minutes). Difficile dans ce cas de se faire une place, surtout quand la confiance n’est pas au rendez-vous (0/3 au tir).

Par Régis Aumont

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