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le 28 janvier, 2018

Des sourires pour finir

Nikola Karabatic (9 buts) a brillé de mille feux dimanche à Zagreb. (Panoramic)

L’équipe de France a dominé le Danemark (32-29) dimanche à Zagreb pour se hisser sur la troisième marche du podium de l’Euro 2018.

Ce n’est peut-être qu’une médaille de bronze. Mais même pour cette équipe qui a tout gagné, et à plusieurs reprises, elle a de la valeur. Deux jours après avoir bu la tasse face aux Espagnols, à l’issue d’un non match, les Français ont eu une réaction de champions dimanche lors d’une finale, la petite, qu’ils espéraient ne pas disputer. Contre le Danemark, qu’on attendait lui aussi davantage se battre pour le titre, les Bleus se sont relevés. La journée avait pourtant mal commencé avec l’annonce officielle du forfait de Dika Mem, pas remis de son entorse de la cheville contractée en demi-finales. Mais sur le terrain, contre un adversaire qui ne leur réussissait que trop peu ces derniers temps, les Bleus ont retrouvé le niveau de jeu qu’ils avaient affiché pour accéder au dernier carré.

En difficulté quarante-huit heures plus tôt, Nikola Karabatic a montré la voie à suivre. Le meilleur joueur du monde a éclaboussé la rencontre de toute sa classe, emmenant avec lui tous ses équipiers. Longtemps accrochés par les Danois (7-8, 10ème), les Tricolores, avec Cyril Dumoulin titulaire et efficace dans la cage, parvenaient à se détacher avant de rejoindre les vestiaires (17-14, MT). Cette avance, les hommes de Didier Dinart parvenaient à la conserver longtemps, passant même à +5 après un slalom victorieux du génial Luc Abalo (28-23, 51ème). Entre-temps, son pote Michaël Guigou, le jour de ses 36 ans, avait inscrit son 900ème but en Bleu. Un monument ce « Mika », lequel devenait du même coup le cinquième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France derrière les monstres que sont Jérôme Fernandez, Nikola Karabatic, Frédéric Volle et Daniel Narcisse.

Guigou : « Elle est d’autant plus belle que c’est la première pour certains joueurs »

La victoire semblait acquise, mais quelques instants et pertes de balle plus tard, l’équipe de France ne comptait plus que deux longueurs d’avance (28-26, 53ème). Nikola Karabatic prenait alors encore ses responsabilités pour mater la rébellion de Mikkel Hansen et ses partenaires (30-27, 55ème). Luc Abalo régalait avec de nouvelles arabesques et Vincent Gérard, rentré en fin de partie, montrait pourquoi il avait été élu meilleur gardien du tournoi en éteignant les derniers espoirs scandinaves (32-29). La joie des Français au coup de sifflet final en disait beaucoup sur leur satisfaction d’avoir su rebondir au surlendemain d’une grosse déception. « Ce sont toujours des matchs compliqués à jouer ces petites finales, admettait Michaël Guigou devant les caméras de beIN Sports. On a su se remobiliser et se motiver. Finalement on l’était plus que les Danois. Cette médaille est belle. Certes, on ne nous enlèvera pas de la tête qu’on avait les moyens d’aller chercher le titre, mais elle est d’autant plus belle que c’est la première pour certains joueurs de l’équipe. »

Quoi qu’il arrive lors de la finale entre la Suède et l’Espagne, la France sera l’équipe qui aura le moins perdu en Croatie. Cela ne l’aidera pas à atténuer sa déception d’avoir calé en demi-finale, mais cette médaille de bronze est une vraie promesse pour cette équipe new-look. « On voulait finir sur une victoire, concluait le héros du jour, un Nikola Karabatic désigné homme du match et auteur de neuf buts et six passes décisives. On s’est battus, on a été chercher mentalement nos dernières ressources et finalement on a fait un grand match. » Une belle manière de quitter la Croatie sur une bonne note.

FINALE 3ème PLACE
France-Danemark 32-29

FINALE
Espagne-Suède 29-23

Par Régis Aumont

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